LE MOINE
De partout l'orage nous chasse :
Où promener mes pas errants,
En ces jours d'affreuse disgrâce
Où régnent les loups dévorants ?
La vie était pourtant si douce
En ce recueillement béni:
Sans éclat, sans bruit, sans secousse,
Dans le loisir de l'intini !
Le chant des orgues le dimanche,
Le parfum d'une fleur des bois,
Un cri de linot sur la branche.
Un oremus sous une croix; Une page d'un certain livre, Qu'on méditait bien loin de tous, Ah! c'était là se sentir vivre...
Temps passés quand reviendrez-vous ?
la mort, paraissant et l'entraînant.
Jamais! Et du présent c'est moi qui te délivre! Passe une jeune fille rêveuse, un bouquet dans li main.