‹ Mes études et mes souvenirsChapitre 16 sur 21 · LE MOINE · texte numérisé non relu

LE MOINE

De partout l'orage nous chasse :

Où promener mes pas errants,

En ces jours d'affreuse disgrâce

Où régnent les loups dévorants ?

La vie était pourtant si douce

En ce recueillement béni:

Sans éclat, sans bruit, sans secousse,

Dans le loisir de l'intini !

Le chant des orgues le dimanche,

Le parfum d'une fleur des bois,

Un cri de linot sur la branche.

Un oremus sous une croix; Une page d'un certain livre, Qu'on méditait bien loin de tous, Ah! c'était là se sentir vivre...

Temps passés quand reviendrez-vous ?

la mort, paraissant et l'entraînant.

Jamais! Et du présent c'est moi qui te délivre! Passe une jeune fille rêveuse, un bouquet dans li main.

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