‹ Mes expériences avec les esprits [microforme]Chapitre 9 sur 13 · SEA · texte numérisé non relu

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À ta (9 NE LOM)

extérieur, et je sentais loutes ses impressions. Voici ce que Delphine me fit écrire ensuite sur ce sujet :

« La grande représentation héroï-tragique d'hier, à laquelle nous avons assisté, est une des conceptions à puissant effet où le génie de la composition se mèle aux idées du jour pour en faire ressortir les points saillants, La salle immense, en amphithéâtre, où nous nous rendîimes, regorgeait d'assistants. Heureusement, dans nos places choisies, avec nos amis, nous avions de l'espace pour nous mouvoir en toute liberté. L'audiloire, composé à peu près de vingt mille personnes, devenait par moments une mer agitée, quand la pièce remuait les cœurs du public connaisseur. « ARIDIDE, OÙ LES SIGNES DU TEMPS, » tel est le nom de cet opéra, où Céleste, comme premier sujet, a paru avantageusement, resplendissante, embrasée du feu artistique qui l'anime. À sa douze-centième représentation, cet effort d'une collaboration des têtes les plus en renom, caplive encore tellement les esprits que la foule des curieux, ne trouvant pas de place dans l'enceinte, formait de ses corps compressés une voûte (ou un toit) compacte à l'édifice. La troupe active, en relief, sans compter les comparses, ni l'orchestre, était de cent cinquante artistes de premier ordre. Lorsqu'arriva la partie principale — de redire au pied d'une immense croix, autour de laquelle flottait des ombres menaçantes, plaintives et tendres, toutes les impressions des âges écoulés, que le cielet la terre ont ressenties, Céleste, notre chère enfant, fut sublime d'art et de vérité, Une Lacroix au pied de la croix! cela prètait un charme électrique à la mise en scène, que chacun ne pouvail s'empêcher d'admirer, — Je ne dois pas manquer de te rappeler que tu vis ton cher Henry, à la fin de la pièce, parmi

les trois cents exécutants de l'orchestre, et que cela te fit grandement plaisir — et à lui donc! »

Céleste est venue souvent me dire le nom d'autres pièces où elle figurait. Elle m'annonça une fois que Balzac avait composé un bien bel opéra où un drame à larges vues, el qui était en répétition. Et, pour montrer comme quoi l’autre monde est bien près de celui-ci, sous certains rapports, parmi les artistes, je vais raconter un petit fait qui me fut révélé de but en blane, Depuis cinq ou six mois Céleste ne me parlait plus de sa carrière, et, un soir, tandis qu'elle et Delphine se trouvaient à côté de mon lit, je questionnai Céleste sur ce sujet, Ma charmeuse me sembla aussitôt embarrassée pour me répondre, et je vis que Delphine souriait et Jui disait de me conter ce qui en était — pour voir si je l'approuverais! Le pot aux roses fut enfin découvert. J'appris alors de Céleste, qu'elle n'était plus à l'Opéra, depuis trois mois — que son directeur avail trouvé à redire sur la justesse de son chant, et, devinant le reste, je lui dis : — Et tu fus üapertinente, etil Le congédia?.. — « C'est ça! » répondit-elle, en rousissant, La seule consolation que je lui offris tout de suite fut de lui dire, que le directeur avait bien fait et que je l'approuvais. J'avais compris ceci — qu'on n'est pas du métier sans en prendre plus ou moins Îles us et coutumes, et que ma fille en subissait les conséquenees. Je lui demandai si elle avait 616 remplacée? — Oui, dit-elle, — EL je suppose que Lu as élé entendre La rivale ? Fappris ainsi que Céleste avait guetté sa remi placante et qu'elle ne Favail pas surprise en défant. Géant malheureux !— mais que voulez-vous ?— Si cela n'est pas entièrement de la nature humaine, j'aimerais à savoir ce que c'est? Lecteurs scepliques, analysez

cette petile histoire, comme vous voudrez, el conclues -- ce qu'on ne fait guère rien qu'avec de l'esprit !

Voulant tirer Céleste du mauvais pas où elle se trouvait, je lui demandai ce qu'elle penserait si son directeur, un jour ou l’autre, venait se mettre à ses genoux, en quelque sorte, pour lui demander de revenir ? Je vis les yeux de ma fille flamboyer à cette perspective que je lui montrais. —« Ce n'est pas possible ? » dit-elle, et elle m'examinait pour voir si je voulais tout simplement me moquer d'elle. — Non, non ! lui dis-je, reviens dans trois jours et je te mettrai sur la voie pour arriver à ce beau résultat; mes deux visiteuses partirent e: chantées. — Durant ces trois jours mon esprit, paraitrait-il, car je n'en savais rien consciemment — s'occupa de cette affaire, puisque au moment convenu, quand Céleste vint pour connaître mà décision — je lui dis qu'elle aurait à aller dans une sphère supérieure (où elle ne pourrait encore séjourner) pour prendre des leçons, qui la conduiraient infailliblement au point que je lui avais fait entrevoir. Ma charmante fille me crut, et elle fut conduite à la source qui devait lui procurer de si beaux résultats. Un an après, me trouvant à Paris, Céleste me fit dessiner un croquis d'elle et écrire au bas : — « Victoire! c'est arrivé! » Je compris aussitôt, et je sus comment la chose s'était passée. Par l'étude sérieuse, dans un milieu des plus favorables, et par sa persévérance, Céleste était arrivée à un très haut point dans l'art — ce que voyant, Henry invita le directeur de l'Opéra à venir aux écoutes pour juger de la transformation de la voix de sa sœur. Le directeur, tout étonné et transporté d'enthousiasme, se précipita vers Céleste — pour la supplier de revenir! — On peut être prophète dans sa famille, sinon dans son pays !

I ne me serait guère possible de me rappeler toutes les aventures que j'eus en ce temps d'une manière consciente avec l’autre monde. Je raconterai, néanmoins, un fait assez remarquable, en ce qu'il confirme l'histoire qu'on me fil de mon existence précédente sur la terre. Un jour ma main fut dirigée à faire une ébauche d'un esprit et on me fit écrire au bas du por- Lrait : « Flavius, qui mourut à cause de Loi! » — Comment cela?.. répondis-je. Alors mon visiteur me conta — que du temps où je vivais en Orient, il avait fréquenté mes cours de philosophie, et que rendu dans son pays il avait répandu mes doctrines — ce qui n'était pas du goût des autorités existantes — et qu'en conséquence on lui avait donné la morl:—« Ainsi done, je mourus à cause de toi! » — Tu étais Romain? lui demandai-je.— Roinain!.. non !répondit-il avec vivacité, avee colère presque. J'étais né dans ce que vous nommez aujourd'hui l'Espagne, sur la frontière, qui fut envahie par les fomains et devint une de leurs provinces. Je détestais les Romains. Mon nom était romain et je l'eus malgré moi. C'était un nom à la mode quand je naquis et on m'en affubla, sans s'occuper s'il me conviendrait plus tard. »

Un autre, se réclamant un de mes anciens disciples, vers le même temps, me fit aussi faire son portrait. C'est tout à fait la figure énergique d'un ancien Romain. I prétend m'avoir connu à Babylone, où je faisais parfois école. Get esprit est souvent venu me voir depuis ; il occupe dans les sphères invisibles une position des plus importantes, comme directeur des rapports électriques et magnétiques des astres de notre système solaire — lequel n'est pas laissé à l'aventure, ou sans l'attention et la direction constantes de hautes intelligences, essentiellement pratiques.

Je tire un peu de côté le rideau qui cache l’autre monde aux mortels non initiés, afin qu'ils voient un peu ce qui s’y passe. Je choisis le moment où un sujet des plus mondains arrive, raconté alors par Delphine, et j'en donne les extraits suivants :

« Un petit sentiment d'indiserétion, que j'aidais de toutes mes forces à faire naître en toi la nuit dernière, te fit lancer un regard inquisiteur, pour savoir où j'étais et ce que je faisais. Tu me vis au dernier acte, toute vêtue à l’orientale, couverte d'étoffes précieuses, de pierreries les plus belles, les plus éclatantes. L'or gradué de nuances infinies, parmi les ramages élégants et capricieux des couleurs du fond, rendait ma robe si riche, si féerique, que mes yeux n’en pouvaient embrasser, à vrai dire, que le dessin général. Ma coiffure, avec sa très ancienne forme de mitre persane, cachait mon front et mes cheveux: l'or tissé s'enroulait avec amour autour des pierres grosses et petiles, de toutes formes et de toutes couleurs, et jetait sur ma figure et autour de moi des reflets mystérieux et beaux à ravir. Tu me vis juste au moment où on mettait la dernière main à l'arrangement de cette toilette cblouissante; et, maintenant que je regarde en toi, je m'aperçois que je Le fis l'effet d'une de ces Persanes que tu parais autrefois de ton opulence, de ton faste terrestre. Serais-je, en réalité, un objet de tes souvenirs, que tu tiens à élever avec toi bien haut?.. Ton silence m'en dit long:

mais j'attendrai qu'il te plaise de satisfaire ma curiosité. Tu me vis ainsi vèlue, sans éprouver l'émotion à laquelle je m'attendais.

«Djimæ, sortie enfin de son état mystique d'adoration perpétuelle pour toi, était venue m'apporter ce présent de l'orientalisme ancien, et avait tenu à surveiller ellemème l'opération de sa mise sur ma personne. Elle m'étouffait à présent d'une autre manière. Te dire si je fus surprise de sa transformation, du feu sombre et puissant de sa beauté. Je ne pouvais croire que cette femme, qui se cachait au fond du passé, comme la crenouille dans son trou minéral antédiluvien, put ainsi, tout à coup, ressusciter si éclatante, si belle. I semblerait que l’abnégation et la dévotion extrêmes de Djimæ, vouées entièrement à ton service, pendant de si longs siècles, arrivent aujourd'hui à multiplier les avantages personnels qu'elle possédait autrefois. Elle surabonde d'effluves magnétiques, qui éclatent subitement en lumières vives, comme le soleil après une éclipse. Ses yeux! oui, ses yeux, ont une profondeur caverneuse, à stupéfier quiconque les regarde ; il sort de ces orbes enflammés des mystères de puissance, de volonté, des feux si ardents et si noirs de force, que la pupille devientirisée. Que de tendresse, néanmoins, dans ses regards, lorsqu'ils s'abaissent, comme ils le firent, sur moi la nuit dernière: que d'éloquence, de suppliantes prières, ne m'envoyèrent-ils pas tout.droit au cœur! Voilà comment m'apparut cette fleur exotique et ancienne de ta gloire orientale. Rien ne se perd dans la nature! — tout se retrouve! Djimæ en est un exemple éclatant. Le costume, si riche, qu'elle m'apporta (d'après Lon ordre) en est une autre preuve, me dis-tu ; et tu ajoutes, que je serai retrouvée en dernier lieu — à mes propres yeux, telle que j'étais jadis, dans

uu temps üñ je cherche tellement à plonger mes regards.

« Après m'avoir transformée en princesse païenne, Djimcæ alla près de ton lil toute transfigurée, d'esclave qu'elle était, en femme libre, sa tête tout illuminée de facultés agissantes, de nobles aspirations. Tes yeux, en se reposant sur elle avec plaisir, lui apprirent tout le cas que tu faisais de ses démarches, de ses intentions. Elle comprit tout sans parole dite, et s'envola loute joyeuse, comme si tu l'avais comblée des plus grands biens. »

Sur un autre sujet, plus important, je cite encore le mème auteur :

« Dans un temps, sur la terre, où la foi n'était pas trop entachée d'idées matérielles, ou de lucre.et où la philosophie ancienne perçait des trouées jusqu'auprès des autels, il arriva que des dignitaires de ces autels, vénérés aujourd'hui comme saints, professtrent la croyance au rapprochement intime des sexes, entre les êtres du monde visible et ceux du mondeïnvisible. On alla mème alors jusqu’à l'exagération, en prétendant que ces unions étaient bénies de fruits matériels. — La science sur la Lerre à encore tant à faire pour arriver à une certitude, mème relative, sur l'existence de la vie ambiante — comme principe général —: qu'on ne doit pas s'attendre à rencontrer beaucoup d’esprits terrestres qui seront prèts à reconnaître l'union physiologique des deux mondes. La foi, elle-même, ayant subi des altérations sérieuses, à la suite de rapprochements avec les passions, qu'elle devait chercher à modérer, au lieu d'enflammer — ne peut pas, non plus, éclairer son horizon, ou faire admettre les notions saines qu'elle professail autrefois. La vérité, comme la mer, subit nécessairement des flux et des reflux, et ne

s'étend pas en nappe entière dans aucun monde. Ce que la foi ne pourrait aujourd'hui reconnaître, en sa capacité officielle, comme point fondamental, devra, en vertu du reflux de la vérité, redevenir pour elle un objet lumineux, un sujet compréhensible et de facile élucidation. Les moyens à employer pour obtenir cette révolution salutaire, pour dessiller les yeux humains et leur faire voir ce que les nôtres perçoivent assez aisément — sont déjà à l'œuvre partout sur votre globe. Des événements de toute espèce se produisent sur une grande échelle, et bientôt, hélas! de plus grands encore auront lieu — et, tout cela, afin de rétablir l'équilibre entre le visible et l'invisible, et de promouvoir le bien-être des deux mondes à la fois. »

Le jour suivant, qui était un dimanche, le même esprit me faisait écrire :

< C'est un jour de repos pour les travailleurs de la terre; c'est aussi un jour d'action de grâce, où les hommes élèvent leurs pensées vers l’invisible divinité, en remerciements et en supplications. Le culte de l'être humain pour l’invisible est si grand qu'il se divise parmi les nations en sept jours solennellement consacrés à cet effet. Tous les jours donc le ciel est appelé par la terre à répandre sur elle sa lumière et ses bienfaits. Malgré leurs tergiversations, les hommes rendent hommage à la Source Suprème,d'où ils tirent leur existence: les moins clairvoyants voient quelquefois au delà des filaments qui retiennent leurs consciences prisonnières dans les cachots de l'ignorance, et leurs pensées secrètes ou inavouées n'en sont pas moins des élans d’adoration et de reconnaissance. Le ciel, individualisé comme la terre, a de hautes régions où les passions aveugles et violentes ne peuvent exis-

ter : là, devant ce grand tribunal, tous les hommes

sont sur un même pied d'égalité, et reçoivent de cette justice impartiale la somme de lumière que chacun peut organiquement recevoir pour remplir sa mission individuelle. »

Il est agréable de reproduire ces pensées, d'une forme simple et gracieuse, où le cachet de cet esprit se sent et se voit dans son élégance native. — Le dialogue suivant pourra aussi intéresser les lecteurs; son côté scientifique et badin dessinent bien les situations prises à brûle-pourpoint par les deux auteurs — Jobard et Delphine : — le premier s'exprima ainsi :

< La misère sur votre globe, en ce qui concerne l'humanité, provient d'une foule de causes, qui, pour la plupart, échappent à l'observation. Parmi celles-là nous pouvons placer les influences planétaires, ou l'action des autres globes sur celui-ci. L'union intime qui règne entre tous les astres de votre système s0laire fait que la perturbation qui a lieu dans l'un de ces co-associés affecte nécessairement la condition des autres; et cela se fait sentir, plus ou moins, en raison de la position des uns et des autres vis-à-vis de la source d'où part la perturbation. Il n'y a réellement, ou relativement parlant, que le soleil, ou le chef du système, qu'on puisse dire, qui échappe aux fléaux dont nous parlons — car ce corps seul, dans chaque système, est le seul qui possède les conditions ou les qualités du développement en toute son essence.Toutes les planètes et leurs diverses sphères fluidiques, où les humains et leurs esprits résident, tour à tour, sont forcément obligées de subir les conséquences. les inconvénients, qui proviennent du travail du développement qui se produit en grand ou en petit dans le dit système.

« Voilà un texte d'un ordre scientifique dont la rai-

son humaine peut s'emparer, et qu'elle peut même traiter à fond, sans que l'investigateur ait un diplôme quelconque dans sa poche, sans avoir passé sous la férule des écoles. Il fut un temps où le sou/fleur présent tenait quelque compte des données scientifique- — cela, quand il était si mal accroché ici-bas ; mais depuis son émancipation il a pu s'apercevoir des futié lités, des niaiseries, qu'on drape de manteaux à grands plis — et, il sait aujourd'hui que l'existence, prise sous une ou plusieurs de ses faces, ne dépend pas de la somme des connaissances qui s'acquièrent individuellement sur un globe quelconque, mais de celles qui procèdent d'un état supérieur. La source, soit locale, soit générale, est un endroit et en mème temps une condition, où il est bon que les soi-disant savants de la terre aillent plus souvent — pour apprendre ce qu'aucun de leurs pelits ou gros volumes ne peuvent leur enseigner.

« Il est si ridicule de voir un ver de terre, qui est forcé de ramper si péniblement, lever sa tête avec arrogance, avec mépris. vers la source d’où part son existence, que l'esprit le plus mal appris, à bien le droit de se moquer delui. C'est le ridicule qui seul peut bien anéantir le ridicule, le confondre. L'esprit humain, par le procédé d'un simple changement de peau, n'abdique pas sa nalure, et ne perd pas ses flèches, ni le carquois où il Lenait autrefois ces armes acérées.

« Que de choses il faut désapprendre en arrivant de la terre dans le séjour que vous appelez le ciel — et mème le purgatoire et l'enfer? Le pelit garçon devient de plus haute taille que son père savant, lorsque l'un et l’autre font leur entrée dans le monde fluidique — car il est plus facile de se laisser grandir que d'entreprendre la tâche du rapetissement. Sans notions préa-

lables assez définies sur l'existence ambiante, l'être humain, quelle que soit son importance, qui arrive ici, se trouve, à ses premiers pas et pour assez longtemps, dans une telle impasse, dans des difficultés si nombreuses, qu'il se croit souvent le jouet le plus malheureux de la destinée. Il n'y a rien d’exagéré dans ce que j'avance, et je pourrais citer de nombreuses illustrations humaines qui se trouvent dans ce cas.

« Le bagage qu'on apporte avec soi de la terre, et qu'on a acheté à ses écoles en pièces sonnantes ou autrement — tout bourré qu'il soit de diplômes accrédités, devient un tel embarras pour le malheureux qui a passé par là, que ses meilleurs amis ne peuvent le secourir autrement que par des promesses à longues échéances. Aucun dieu, soit païen, soit chrétien, n'y peut rien!

« Voilà, chers amis, quelques pensées furtives qu'un savant, un peu éclairé avant de partir de parmi vous, vient communiquer par ce médium. »

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