‹ Mes grandes chasses dans l'Afrique centraleChapitre 26 sur 113 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Msiambiri. — Quelques détails sur mon équipement. — Los goriies de Kébrabassa. — Kin de la naviu-ation du Zambèze. — Campement sur le sable aux cataractes de Kébrabassa. — Concert de lions dans les gorges. — Nuit sans sommeil. — Koudou tué dans les collines après une poursuite fatigante. — Chasse de nuit au léopard. — Moustiques nombreux. — Mort d'un léopard. — Nous pénétrons dans l'Afrique Centrale. — Loin de la civilisation. — Tchiouta; les gorges et leur beauté. — Départ de Tchiouta. — La première trace de l'éléphant.

En quittant Tête et sur la recommandation d'un mulâtre portugais nommé Mzoungo Apa, j'avais pris à mon service, comme domestique et chasseur, un noir du nom de Msiambiri. Comme ce dernier ne me quittera plus désormais dans les aventures qui vont suivre, je vais esquisser son portrait au lecteur.

Msiambiri était grand, mince, élancé, nerveux et infatigable ; un œil de singe, une grande habitude des bois où il avait dû passer des années, une physionomie plutôt agréable, une soumission et une obéissance hors ligne, un courage... limité. Il pouvait avoir vingt-deux ans et était né à Cazanimba , près de Tchicoa (haut Zambèze). Elève de chasseurs d'éléphants, il aimait la vie des forêts et m'accompagna toujours par la suite, devenu, en dehors des chasses, bon valet de chambre ; plus tard, je lui adjoignis d'autres camarades, mais je chassai quelques mois avec lui seul, sans compter, néanmoins, un ou deux hommes que je prenais toujours comme porte-fusils.

Dans les chasses aux grands animaux, il est indispensable

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