‹ Mes grandes chasses dans l'Afrique centraleChapitre 35 sur 113 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

T.e pays de Makanga et son roi. — Poursuite d'un bubale. — Sa mort. — Harde de zèbres. — Une familles de pliacoclière.'^. — Une belle journée de chasse. — Le feu et ses bienfaits en Afrique. — Vae première rencontre avec des lions. — Le beltong et la viande boucanée : leur préparation. — Les piquets de séchage. — Disposition et arrangement du camp. — Les brochettes indigènes. — Hyènes affamées. — Mort de l'une d'elles. — Un joli coup de canardière. — Une pêche de nuit.

Au moment où le lecteur nous a laissés campés à Chiouta, nous ne savions pas exactement encore la direction à prendre pour nos futures explorations. Je voulais surtout, avant de m'enfoncer plus avant dans le pays, savoir quels moyens de ravitaillement il offrait, quelles populations nous allions visiter et quels cours d'eau nous rencontrerions sur notre chemin.

Après des formalités nombreuses que je n'ai pas le loisir de relater ici, après m'avoir menacé de me faire couper la tête, le roi de Makanga, le chef puissant dont j'ai parlé, qui se nommait alors Tchanetta Mendoza, voulut bien consentir à ce que j'allasse lui faire une visite. A cette époque, son pays, ou plutôt le centre de son territoire, était assez giboyeux. Il a beaucoup changé aujourd'hui; Tchanetta défendait qu'on tirât des coups de fusil inutiles. Etant signalé comme rebelle vis-à-vis de l'autorité portugaise, il s'attendait chaque jour à une ouverture d'hostilités. Or, comme il était impossible d'acheter de la poudre dans la région, il ne voulait pas que la sienne fût gaspillée ; il en avait en réserve une grosse quantité qu'il achetait

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