‹ Mes grandes chasses dans l'Afrique centraleChapitre 69 sur 113 · CHASSES D'ETE · texte numérisé non relu

CHASSES D'ETE

peu à droite. C'était peu pratique, comme ou voit. Je parlerai plus loiu d'une invention merveilleuse due à un de nos compatriotes, M. Trouvé, laquelle apporte un remède à cet inconvénient : c'est son projecteur électrique et ses mires lumineuses tjue j'eus le malheur de ne pas connaître assez tôt.

11 me resterait encore beaucoup adiré sur les mœurs du lion et la dilliculté des chasses nocturnes, mais je reprends mon récit, me réservant d'ajouter cpielques détails sur les mœurs du grand fauve, quand l'occasion s'en présentera.

La mort de mon premier lion fut une grande joie pour moi; sa peau, soigneusement roulée avec la tête adhérente, fut attachée à un bâton que Tambarika et Maouda portèrent au camp. Msiambiri gratta soigneusement toute la terre imprégnée de sang, la recouvrit, et enterra le corps du lion, afin, dit-il, que sa famille ne sût pas ce qu'il était devenu et ne vint pas venger sa mort au camp ou au village.

Les noirs de ces régions ne tirent que sur les mangeurs d'hommes : lorsqu'ils rencontrent un autre lion, ils lui parlent, comme l'avait fait IMsiambiri une fois , pour le prier de s'éloigner, ce à (|uoi le grand fauve consent de bonne grâce. Ils y mettent peut-être une certaine superstition et l'appellent quelquefois esprit. Mais je crois qu'ils s'abstiennent de tirer sur lui surtout parce que leurs fusils n'ont aucune précision et qu'il est fort imprudent de blesser maladroitement un lion. Si un Européen en tue un, ils sont très contents

Je ne rencontrai plus de lion en juillet, mais je fis quotidiennement de très belles chasses. Cette époque de l'année, où la sécheresse commence, est très propice à la chasse, à cause des herbes qui vous aident à vous dissimuler et des cendres qui étouffent vos pas. Tous les jours je revenais au camp avec quelque pièce, et la viande fraîche ne manquait pas dans les marmites.

Mon intention était d'ailleurs de faire , pendant les mois de

sécheresse, des provisions de beltong pour le moment des pluies, afin de ne pas être exposé, comme l'année précédente, à mourir de faim.

Mes fusils favoiis.

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