‹ Mes mémoires (1826-1848) (volume 2)Chapitre 2 sur 18 · PARIS. — ENTHOUSIASME DES PREMIERS JOUES, CHATEAUBRIAND ET BERRYRR · texte numérisé non relu

PARIS. — ENTHOUSIASME DES PREMIERS JOUES, CHATEAUBRIAND ET BERRYRR

Dans la capitale, les esprits n'étaient guère plus calmes ; les fleurs-de-lis avaient été effacées sur tous les monuments; dans beaucoup d'endroits on voyait encore la trace des balles, et la foule était nombreuse devant le Louvre aux tombes des combattants de Juillet.

La lutte avait été si héroïque, la victoire si généreuse, qu'au lendemain de la révolution une clarté soudaine avait dissipé les préventions et les • haines, et grandi, pour un jour, les hommes de tous les partis. Le peuple, ivre de clémence, relevait les vaincus qui, à leur tour, muets d'admiration, lui pardonnaient leur défaite. Il y a eu là comme une invasion irrésistible des idées de justice et de vérité, comme un pressentiment des destinées futures de l'iiumanité.

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