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Jea en tisage dans les salons rasses

commençèrenl à faire falalement des pointes, des glissés, que sais-je encore?

Tant que nous pûmes aller droit devant nous, les choses marchèrent bien; mais, à un premier tournant, je remarquai que, si je ne prenais pas des précautions, je courais le risque de devancer les autres, ainsi que ma danseuse.

Pour éviter pareil désagrément , je m'arrêtai avec Fidée de faire le même petit tour que j'avais vu faire au grand jeune homme; mais, au moment où j'allais écarter les jambes pour mieux sauter, la princesse qui tourbillonnait autour de moi jeta un tel regard de curiosité et d'étonnement sur mes pieds, que je restai d'abord embarrassé, et qu'au lieu de danser, je commençai à trépigner sur place sans mesure, sans grâce, d'une façon fort drôle, mais qui ne ressemblait à rien. Son regard m'avait tué.

Tout à coup, je m'arrêtai. Et tout le monde me regarda, celui-ci avec élonnement, celui-là avec curiosité, un troisième d'un air moqueur, un quatrième avec pitié... La* babouchka seule me regarda indifféremment.

— Il ne fallait pas danser si vous ne saviez pas, fît la voix mécontente de papa ; et, me repoussant légèrement, il prit la main de ma dame, fit un tour de danse selon la mode de son temps et, aux applaudissements des spectateurs, reconduisit sa danseuse à sa place.

La mazurka s'achevait en ce moment.

c Dieu! Pourquoi me punis-tu si cruellement?

f Tout le monde me méprise et me méprisera toujours... La route m'est, pour toutes choses, fermée : — pour l'amitié, pour l'amour, pour la gloire.

a Tout est perdu.

« Pourquoi Volodia m'a-t-il fait des signes que tout le monde a remarqués et qui ne pouvaient me servir ? Pourquoi cette vilaine princesse a-t-elle ainsi regardé mes pieds ? Pourquoi Sonitchka... Ah! Elle est mignonne; mais pourquoi a-t-elle souri juste en ce moment ? Pourquoi papa m'a-t-il empoigné

la main en rougissant? Est-il possible que lui aussi ait eu peur de moi?

f Oh! Cest affreux! Ah! si maman avait été là, elle n'aurait pas rougi, elle y de son Nikolegnka... >

Et mon imagination volait loin, à la suite de cette chère image.

Je revoyais la prairie devant la maison, les hauts tilleuls du jardin, les lacs limpides autour desquels voltigeaient les hirondelles, le ciel bleu sur lequel s'arrêtaient les nuages blancs et transparents, des meules de foin parfumé... Et mille autres tranquilles souvenirs passaient et repassaient dans mon imagination troublée.

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