‹ Mes mémoires [microform]Chapitre 5 sur 29 · FRANÇOIS · texte numérisé non relu

FRANÇOIS

« Un homme sûr. cadet du régiment de Strasoldo,' remettra celte dépêche importante à Votre Excellence. J ajouterai ^ue la situation actuelle et les besoins dé Tarmée, ne permettent pas de tenter de nouvelles opérations* amnr if 7^ots semaines ou un m6is,:sdins s*éxposer de rechef aux

dangers de nô pouvoir reu'ssirl Je ne puis trop insister près de Votre Excellence, afin qu'elle tienne le plus longtemps possible dans Mantoue, l'ordre de Sa KTajesté Fui servant d'ailleurs dé direction gênéraie. Dans tous les cas, je prie Votre Excellence de m envoyer dé ses nouvelles paf des moyens sûrsdont je puisse à mon

tour me servir pour oorrespoadre avec elle.

. € ALtVLHTil.

» P. S, Selon louteprobs^bililé, le mouvementque je ferai aura lieu le 13 ou 14 janvier. Je déboucherai avec trente mille hommes par le plateau de Rivoli et j'expédierai Provera avec dix mille hommes par TAdige sur Legnago, avec, un çonyoi considérable- Quand vous, entendrez le canon, faites une sortie pour faciliter son n^puvement. »

La joie de mon père et^de Dermon-r court fut grande. La dépêche:, pamnie on voit, était des plus ixnpoi^tantfs; Dâr. bord elle dénonçaitila Toscane^ les Etats vénitiens et pontificaux comme des pays pleins de bonne isolante. Ensuite elle indiquait la> fésolution où était ; AHvipzi de.

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ne rien Faire woai trois semaines ou un mois.

Il fallait donc faire passer, le plus vite possible, cette dépêche à Bonaparte.

Dermohcourt monta a l'instant même à cheval et prit la route de Milan.

Il y arriva le surlendemain à sept heures du matin, et descendit au perron de l'hôtel Serbelloni où logeait le général Bonaparte. Il avait fait une partie de la route à cheval, et l'autre dans une espèce de calessino, ^'on appelle sediola.

Mais là Dermoncourt trouva un obstacle auquel il ne s'attendait pas. L'aidede-camp de service avait ordre de ne laisser pénétrer jusqu'à Bonaparte qu'à neuf heures du matin.

Dermoncourt se fâcha.

— Eh ! monteur, lui dit-il, vous voyez bien ^ par la boue dont je suis couvert.

d'alexàndue DUMAS. 229

que je A^acrive pas da bal ; et si j'insiste pour voir le général en chef ^ c'est que j*ai quelque chose d'important à lui dire. L'aide-de-camp s*obstina dan» son r^ fus; Dermoncourt s'entêta dans sa volonlé de voir Bonaparte* L'aide-dema^ Itii barra le passage. Derinoncoart était un boule-dogue de Técole républicaine ; il prit l'àidedeH^anip pai^ les deux épaules 9 lui fit faire un demi-tour sur lui-même et passa • Mais toute cette lutte ne s'était pas accomplie sans bniit , et Dermoncourt trouva Bonaparte sur la porte de son cabinet

— Qu'y arl-il donc? demanda Bonaparte en fronçant le sourcil.

— Ma foi, général , répondit Dermonocmrt^il y a qu'il n'est pas très agréable, quand on vient de faire. quarante lieues, eu vingt-six heures, d'être obligé de

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passer sot le ventre dé tôs atdes-deoa^p pour arriver jusqa'a vôits.

^îMais^^iêi tplie était ^la consigna; -donnée? • - • ■ '• ' ^ \ -. .:• -' ' ' -^ si telle était la ûonsigiie donnée^ dil gaimént Dermoncôùrty fsEite^moi-fti^ îstUer, car j'ai violé la cônsi'grie. Cepen^ dànt je "voiis prierai de ne commander le piquât qu-après avoir ïa cette dépêche.

liianiaparte lut la dépêche.

^ Puii^ -se retournant vers l'aiflé-de^ caftip :' '

— Vous avez oublié, monsieur, Iqi dit-il , que la consigne n'existait pas pour tout officier d'éfat-jnajor arrivant de Maritoue, et qu'à midi comme à minuit la porte leur est ouverte. Rendezvous^ iaux arrêts.

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