I.X.WIII
lîALLADE \)K L'OIRS
Di'lilK-e, aux temps où lu vécus.
Bêles, arbres, la fleur, la jrralnc.
Et jusqu'aux rochers convaincus, Kcoulaienl la voix souveraine.
La lyre était la grande reine De tous les êtres prosternés.
Aujourd'hui, le monde l'embréne.
H faut mener l'ours ])ar le ne/..
L'aigre musique des écus
Est la seule dont on s'éprenne.
Chante-la donc, en cris aigus,
Si lu veux être la sirène
Aux pieds de laquelle on se traiiu'
DANS I.KS l<l-:ilOL<
Alor» leb luurfli-N fiicliaiiu'^ Se l«iii>M?iMii( |uiHhrr lii n'iii- Il f.-iiil iiietMM' l'ours par h) no/
( 'u liicii «><iis i«irt. Itiiis »"»'N «•«•eus.
A ta puitiNaïu'c sii/.t'niiiu'.
De tours ftMuiiU's. cu*urs, seiut» el ouïs,
DlTrironl hunililiMnenl l'iMn'iiiU'.
La bassessi* ctintoinporaiiie.
Docile aux coups bien assénés.
A j>our sceplre un bâton de frêne.
Il faut mener 1 ours j»ar le nez.
Prince, adieu la lyre sereine !
Konflez, tambours î Cuivre*i, sonnez !
La .Muse est dompteuse foraine.
Il faut mener l'ours par le nez.