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(i est. (.'oiiiiiic un vin (l.ins un divin
Crilicc, Kl ujt'illeur i\in' le lufillcur vin,
Délice,
(»r. trésor, diamant sans prix.
Saint Chrême Oui vous fait tout prendre en mépris
Siiprènit'.
C'est, cadeau de saiul, cadeau
De gloire, Un peu d'eau de pluie, un peau d'eau
A boire !
!t4 Mi:s PAHADI-i
Kl celles qui n'étaient que des glaçons flottants Avec de monstrueux ours blancs pour habitants !
Mais la faim y pouvant rcpaitre ses colores l-'aisail des Tahilis de leurs liorreiirs polaires.
Des ours ! Si grands ! Si gros ! Chance ! Un n'y voyait \n\H Des ennemis ; c'était du gibier, un repas.
t>ji avait l'estomac creux et (|ue tout régaU;
Ht les trente-deux dents qui grinçaient de IVingale.
<) festins dont la rage était le maiire (jueux !
On sautait sur les ours en gueulant plus fort qu'eux.
L» - 1 1 1 «« Il 'Ml i\:>
' >ii IcK prônait à brns le corpt» oumiiu* ileii fcou^rv Nosrnx-sà h'urn ottus blancs iiiott;ii('nt di'stM»llieri» nuicrs
l'fU que les chion^i fouillniit des ongles et «lu nez. Ml leur mangenil la viande à tni'uie, en fureenés.
l'uis on faisait des feux do joie avec leur ^i...--. . i;t l'on dansait autour, jeunesse à l'air d'ogresse.
•ti dansait en riant des colosses vaincus, i;u traitant les grands ours de veaux et de vii-ux cuis.
Hï dansait »ans songer aux ans, ù leur manège, 1 i|u'on auniit aussi le poil couleur de neige.
« t,i -i.iu-.in n. 7, i.ii-i:5 iiu^, (ioUVant doux U'> -i.ii..ii>.
i;i \\>n improvisait de féroces chansons.
\ictoireI A mort les vieux! llurraU ! Noce el ripaille! « Place aux jeunes ! Les oursd'antan. qu'on les empaille !
• loire au pôle ! nui va le découvrir? C'est nous. !!i l'on dansait toujours, du sang jusqu'aux genoux.
Jii (M Nl>u^ .\4iM ii'i.u r.i^ ii'iiat.->, i «n iJ.i:iijiu>t.'>
M) y dansait ii poil comm.* aux iles Marquises.
'J16 MKS l'AKAltlS
A viiigl ans, on oinporlc avec soi son clini.it.
Va inôine au vont du nord on tient liroit son irraini m
Huand on olail soùié de ces f(''tes dénicnlcs,
On se eouoliail sur les peaux d'ours cncor iuniaulcs.
Kl 1 "on flambait si fort d'orgueil et de valeur '^)uc sous les cicux gelés on crcvail de" clialeur.
LF.S ILRS
Al» ' colles dont les fonlnin»'!»
Sont de beaux miroipj d'ar;;eiil Où les ^ueux en s'engra^reant Se voienl déjà rapitaines !
Le» inèines duiil des éclms A toutes les voix donnée;»
\ .lUs rendent des claironnée^ De joyeux cocoricos î
Ne dites pa» qu on s y trompe !
On a bien le regard clair.
Et ce n'est pas l'air en l'air Qui sonne ainsi de la trompe.
•JH<
iMi iMitciiii n- i-liiiiil jo} t'UX,
Diane de bon .lu^'urc.
Kl co tiu'oii ;i pour liKUio On le voit (le ses deux veux.
Accuser de flatterie L'eau si pure ? Oh ! non, vraiment.
Et l'éclio t Est-ce qu'il nient?
11 répond ce qu'on lui crie.
Et pourtant, quoi? Mais enfin, Cette eau, ce qu'elle reflète, C'est bien la double épauletlc Et le hausse-col d'or fin.
Et l'écho, ce qu'il répète, Même quand on y pleura, C'est un taratantara De fanfarante trompette.
Et courez ça. courez ci.
Partout la chose est certaine, C'est ainsi chaque fontaine, Tous les échos c'est ainsi.
i.i:« iLBS d'or
Partout merveilles pareilles ; Et pui»«]u'on voit, qu'on eiileitd, Il faut et) croire pourUint Fl ses yeux et ses oreilles '
nu II l'bl jKis un enttli'.
Et force est bien ([u'on se trcuve, Tout vous en olTrant la preuve.
Plein de gloire et de frailt^.
Peut-être de bons génies. Pour qui nous sommes charmants, Ont de leurs enchantements Peuplé ces îles bénies.
Soit ! Mais %i leur chanté Nous fait riches de courage, Il suffit, et ce mirage Deviendra la vérité.
Il l'est déjà, puisqu'on somme.
Nous sachant beaux et vainqueurs, Dans le temple de nos cœurs ï.> miniclo se consomme.
•.>'J(l Ml. s l'A HA ni S
Kl donc à Ions les érhos Nos louanjïes sniciil sonnées, Sincères, .lux claironnées Di's joyeux cocoricos,
i;i dans loiUcs les fontaines (»ù brille un miroir d'argent.
Soldats, en nous engageant, Saluons-nous capitaines 1
LES Iles o'uk -.".m
lleoi, dont l'uhpoct fut moins iiiinKuloux. (Tôt, plus I l ne dune avec des chardon!» bleus, -st tout. i>n a cueilli des chardons sur le s;ihl(* fait de leur azur un bouquet périssable, •urra-t-il seulement vivre jusqu'à demain :• Mais ces chardons ont pris racine dans la main • le bouquet tenu lest pour toute la vie. -nnenl vos vents du nord ou de l'ouest, h.iiiif. cumi- ^co^d^», ambitions, vanités, intérêts, > ne faneront pas les fleun» aux tons discrets, rien n'arrachera, surprise ni menace, I.' lK)uquet dont la lige est ma dextre tenace. ' •• bouquet où toujours chéris et tout entiers ■ irent les chardons bleus des vieilles amitiés.
Mrs l'A H A ni;
Et celte autre où, le dos vautré dans les élymes,
()n contemplait le ciel plein délôiles sublimes
En se disant : « Un seul de ces diamants clairs.
« Planté dans mes cheveux, ceindrait mon chef d'éclairs
« Et rillumincrait de clartés immortelles
« Faisant s'agenouiller les hommes devant elles.
« Mais non ! Ces vœux sont fous; les étoiles trop loin.
« Pas une ne me voit seulement dans mon coin.
€ Ces diamants, par quoi la royauté s'atteste,
« Jamais, même du plus petit, du plus modeste,
t Mes obscurs désespoirs ne s'en couronneront. »
Et voici qu'on se sent une brûlure au front.
On se dresse, effaré tout ensemble et superbe.
Un vent d'aigres rumeurs court parmi les brins d'herbe.
LES iLKS 1» OU -22:1
•^•ui sont dos hommes, vorls irrijin- ciivir. (»n se fond he joie ;iu bruit féroce el suave (|u'ils foiil. On eiilend : * II est roi, tils de la race élue. « 11 est diadème du sijriie qu'on salue.
* \u finnamenl de l'art un ntiuvel astre a lui.
* Empéelions tous les yeux de le voir! Jusqu'à lui « Poussons les tourbillons d'une épaisse fumée
« Pour éteindre les rais de son aube allumée ! »
VA leur feu d'herbe sèche en nuages haineux.
Noirs, puants, rampe, roule et déroule ses nœuds
De ténèbres voulant étouffer la lumière.
Mais en vain ; car l'aveu de leur terreur première.