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Ail ! pauvret, ta chan&on rab;iclie !
Pourquoi CM retours per«iklant« Ans Ue« d'or de t«s vingt ans* <^>uelque part ailleurs fais relâche.
T<' . passé , (î
Au^ u'a dune , — . .
Tu nous en promettais, des \W>.
Des archipels, des archipels !
Et cependant, à mi-carriére, A quarante ann. en plein été, Voilii que tu t'es arrêté, Ne regardant plu* qu'en arriére.
290 MES PARAUIS
Toujours Kloréal, Tliermidor, Leur douce ou brutale lumière !
Mais près do toi, Vendémiaire, Il n'en a donc pas, d'iles d'or?
Ton horizon où vient la brune Te clôt-il déjà d'un tel mur Qu'aux flots du prochain âge mùr Tu ne puisses nous en dire une ?
LKS iLKS d'or Ï*»!
Il en est. Je les dirai.
Tout le vin n'est pas tiré
De ma tonne.
Et je sais plus d'un beau chant Pour chanter le ciel couchant
Et l'automne.
Il en est encor, encor, Des îles au clair décor,
Or et rose, Et même j'en vois d'ici Poindre à l'horizon transi
De Nivôse.
292 M E S r A RADIS
Et d'abord celles-ci, deux sœurs qui font la paire : Être père, et songer que l'on sera grand-père ; En ses petits revivre un peu ses premiers ans Et tous les beaux passés qu'on retrouve présents, Et plus tard, front chenu que la neige décore. Aux petits des petits pouvoir revivre encore. Ah ! sur ces bonheurs-là, j'en dirais, j'en dirais ! Mais les foyers heureux veulent être discrets. 11 faut de vieux amis pour que tu les admettes A savourer ce miel des intimes Hymettes. Silence ! Et vous, à qui ce miel reste interdit, Trois actes, sachez-le, sans savoir qui l'a dit. Sont requis pour sentir tout ce que c'est que vivre Faire un enfant, planter un arbre, écrire un livre.