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Porchnil obKcuréiiioiit Kur Ion sombreK hauteurs, l'aislui place au Kranil jour, rayon dos bons ;iulturs' Ml ' ces bons, «ju'ils.sonl bons ! Kainilli! airiiéc, aiiiiante, I iinoiubrable, et dont tous les jours le nombre augmente '. < liaquo admiration neuve en grossit les rangs. rius on vieillit, plus on y compte do parents. " irents miraculeux, puisque l'on en partage, ^ ms (juils meurent, et sans l'amoindrir, l'héritage f l'.irenls prodigues ! Tous les siècles, les pays,
■N en lèguent les biens à nos yeux ébahis. l'ius de durée en y plongeant, plus de distances ! 'Uiand on vil avec eux, on vil mille existences, 'uelque monde qu'on cherche. Us en ont le chemin, l ne bibliothèque est tout le genre humain, l'A partout où passa dans le temps et l'espace ^ tn action, son vœu, son rêve, on y repasse.
Il en est la mémoire ; on le voit, on l'entend jixi reprend conscience en vous, ressuscitant. Tout se réveille, tout renaît, contrée, époque. Au Sésame-ouvre-loi du livre qui l'évoque, Et d'un réveil si net, que soi-même en eflTet ' in est contemporain des amis qu'on s'y fait. Avec le Pentaour exhumé dune crypte, N ai-je pas habité ton sol, antique Egypte, Porté le pschent, et sur le Nil aux bords fum;!iiis • liasse les ibis bleus et les ri»sos flamants r
312 MES l'ARADIS
Mahà-bhàrata, fleuve aux méandres énormes,
J'ai connu les Dévas prenant toutes les formes,
Tes ascètes, lotus au poing, regards en bas.
Tes Kshatryas vainqueurs, et les lourds nitambas
Que d'un pas indolent roulent tes belles filles
Au rythme de l'or clair qui tinte à leurs chevilles.
J'ai humé le nectar de ton ivresse, Hellas,
Lorsque tu célébras Salamine. 0 Pallas
Athènè. sous l'éclair de tes prunelles perses
Dans les flots égéens se fond l'orgueil des Perses.
Pallas, j'ai chanté l'hymne où retentit ton nom
Devant la colonnade en fleurs du Parthénon !
Li-taï-pé, j'ai dit tes vers à sept cadences.
Je sais, dans Martial, marier pour vos danses,
Gaditanes tordant votre ventre et vos reins,
Les crembales d'ébène aux ronflants tambourins.
Vieux Paris, à courir tes sinistres ruelles,
Avec le bon Villon j'en ai vu de cruelles !
Nous avons mis à mal Rueil et Montpipeau ;
Mais Colin des Cayeulx n'a pas « gardé la peau »,
Et guéri pour toujours des faims et des pépies.
Il aiguise les becs des corbeaux et des pies.
Et nous, serons-nous grains dans ces noirs chapelets ?
Bah ! nous avons repris teint clair chez Rabelais
Où tu t'épanouis en pleine tumescence.
Luxuriante, soûle et belle Renaissance.
Jôrémii*, Uau', K/fi-lnrl. luilas.
Souillons nos fronts de cendre, arrachons nos habits,
Soufflons contre les rois les fureurs populaires !
laveh va montrer au venl de nos colères
Mabylone croulant de la base aux créneaux.
0 Catulle, le plus suave des moineaux
Ksi donc mort? Lesbia, les paupières rougies,
En pleure ! Ciselons l'or fin des élégies,
Kt faisons. i)0ur Ihonncur des délicats amants,
l>e ces pleurs enchâssés d'immortels diamants.
Sous ton rouge bonnet j'ai ta prunelle ardente,
Kt j'ai ta bile, et j'ai tes rancunes, ù Uante,
Et je les hais, tous ceux que la torture lord,
Damnés justement, certe, eux (jui lavaient fait tort.
Kn hiéroglyphes blancs tracés sur des peaux brunes
Les héros des Sagas m'ont enseigné les Hunes ;
Nous avons empourpré la mer couleur de tiel ;
El l'écume du sang a jailli jusqu'au ciel ;
El nous avons chanté sur les harpes de pierre.
Fous de fureur, de coups, d'hydromel el de bière.
Saadi, j'ai louché les roses de carmin
Kl l'odeur de la rose est toujours sur ma main.
• > Shakespeare, empereur de loule l'àme humaine,
Tu m'as montré de long en large Ion domaine.
Kl rien qu'avec loi seul, 6 Shakespeare, on connaît
Tout le las de vertus cl de vices qu'on est.
En humant cette absinthe en deuil d'où le miel filtre,
Tes vers amers, ô grand Lucrèce, le noir philtre
Dans lequel une femme a noyé ta raison,
Il me semble à mon tour en flairer le poison,
Qu'a fait cuire à Suburre en sa verte bassine
Une Thessalienne à gueule d'assassine,
Pendant que sous les coups de son fouet vipérin
Vrombissait le sabot fait d'un magique airain.
Honte à la vieille ! Honte à l'amante perverse !
0 quatrains de Khéyam ! Quel vin d'or il me verse,
Cet ivrogne subtil, fougueux et souriant !
J"y bois tout le soleil. J'y bois tout l'Orient.
« Faites, faites, dit-il, de ma cendre une argile ;
<i Qu'on la donne au potier ; que sur sa roue agile
« Il la façonne en jarre, et ce ventre divin
a Emplissez-le de vin, de vin, de vin, de vin ! »
Oh ! de quels vins je suis aussi la jarre pleine 1
De tant de vins, tant, tant, que je perdrais haleine
A vouloir essayer d'en citer tous les noms.
0 pauvre papier blanc, si nous l'entreprenons,
Tu deviendras un noir catalogue, où défile.
Au gré du bouquiniste et du bibliophile,
Pèle-mèle, un ramas de classiques, grognons
D'être classés à la venvole en rang d'oignons.
Chers amis, bons amis, je me ferais un crime
De piquer là vos noms au crochet de la rime.