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IJeslez en paix fleurir dans Tomlire dos cahiers l»'oii je vous tire avec des doif,'ts extasiés, r.oniine de vieux flacons de li(iueur sans égale l.'l dont avec respect, pieux, on se régale. Peut-être que déjà c'est sacrilège un peu De n'avoir pas gardé pour moi mon coin du feu, Mes beaux soirs de profonde et douce solitude, Mes rêves, rouges fruits fils de la pâle étude, Mes bonheurs de vieillard que nul n'avait trahis, Ilote de tous les temps et de tous les pays ( >ù mes livres sorciers avec eux me font vivre S(>ii< le regard ami de ma lampe de cuivre.
Sanlé des quarante ans, où semble que renaisse
Tout riiomme reverdi de seconde jeunesse,
<^uand il fit de son corps un docile instrument,
Un chien fidèle, un bon serviteur, en l'aimant !
Et l'aimer, ce n'est pas en boissons, nourritures,
Pour pain quotidien lui flanquer des bitures
Dont la chair dilatée empâte son tissu.
Il s'agit d'être fort, et non d'être pansu.
L'aimer, c'est le vouloir qui travaille, qui grouille,
C'est en tenir l'acier net, fourbi, pur de rouille,
Fusil toujours tout prêt dès qu'on sonne au drapeau,
C'est ne pas avoir peur de lui tanner la peau,
De lui raidir le muscle et de lui niettre aux membres
Contre le feu des Juins et le gel des Décembres