I .T.i'.tp ,'r hnr." .It- rirrs cl d'oUtm^eH
« uiilr.' !i..iis .jui \.•lll.|;l^ à leupH vrulcH coura^reii
\orM>r le vin dea forU, guémbcur de leurs maux.
« .Poète ! Baladin ! Pitre ! Montreur de moi^
r" ! *i ir dont les boules d'or Konl Ici rinuii :
Nu- , .i ..; â p.....".c» d'espoir, c'est loi qui les dri'» ""•» '
NoH client rêves, où l'Iioniiue est réhabilité.
Nos vœux ver» la Justice et ver» l'Égalité,
Toi, toi, vouloir nous leti crever comme dch bulles !
♦ Tais toi! Va-t'en! Kelounie avec les funambules,
* l'uisquc ton boniment vaut le leur entendu
• Et i|ue la corde raide est sa*ur du vers tendu ! Ta pitié pour les gueux, tes airs de camaratK
Tes coups de gueule en leur faveur, banque, parade, (irosse-caikse, tambours, trombones et cornets. Tout l'orchestre de foire à lancier* polonais ! Aboyeur de tréteaux, paillasse ridicule, « Jamais nous ne prendrons ton bras qui gesticule Pour une aile, et !»aint Jean et toi poi ' iix.
A tes rimes, montreur de mots, mai' ^ ' >
u ! non, mes frères, non, grâce ! Sous vos risées N'étouiTez pas ma voix et ma foi méprisées!
-£-moi! J'ai tant à dire !... O Uches, fou>i,
' •' '■' -■""•" .•-;.■- ..i.«^ •■...•• 'nje vous.
;!.".i MKS l 'AH MHS
Car le montreur de mots va leur ouvrir la cairc,
Et ses bêtes et lui parlant môme langage
Rugiront leur colère avec un tel -accent
One vos oreilles crâne en pisseront du sang.
Ah ! les mots ! Ah! ces mois dont l'idée est l'arcanc.
Ces mots dont votre épaisse ignorance ricane,
Ces mots que vous traitez comme des chiens savants,
Ces mots que je connais puisque, c'est vrai, j'en vends.
Vous ne savez donc pas que vous êtes leur proie,
Que leur patte vous tient, que leur gueule vous broie,
Hue tous, les plus petits ainsi que les plus grands,
Sont vos maîtres, plus que vos maîtres, vos tyrans ;
^'ous ne savez donc pas que votre âme en est faite,
<^>ue c'est par eux qu'on est en deuil, qu'on est en fête,
til qu'ils sont ténébreux et qu'ils sont lumineux
Selon quelle pensée est incarnée en eux,
Les uns étant drapeaux et les autres suaires,
El que les bons montreurs de mots, ces belluaires.
Sont aussi des trouveurs de baume et médecins ;
Et si j'espère, ô las de voleurs, d'assassins.
Guérir votre misère en terminant vos crimes,
Si je le lente avec des mots, avec des rimes,
C'est que je vois germer vos crimes et vos maux
Des mots et que j'y vois pour remèdes des mots ;
C'est que du noir enfer dont la nuit vous accable
Peut naître un ciel de joie à l'aube d'un vocable ;
l K ^ "Il -tiî»
•luo je »niR qucU luoU foiil Uc voui» dc-k damné* ; M qu'on di^plt do voUH qui voUK T fnini|ioiin«*z. es inoU. (Muir eu jrter à b:iH loii deux i'oIoiuiuk. '<' me kcns aux poumons dc8 soufflei» di> ryclonch ; (.est que je crois ponsible enfin le panidis
il vous écouterez, frères, ce que je dis,
l vous n'y tiendrez: plus, à ces deux hm'- »i vï'i'^ , e. Kgalilé, qui font vos fronls livide-. \ os doi^« crochus, vos cœurs aigris, vos fronts ha^rds, •jui mettent des couteaux d'envie en vos regards, 1 t dv N ,rn]i:nids d'envie à vos lèvres cxsanprues, !.t I .;> i<v iiu.rs cancers de l'envie à vos lang'ues, juand vous aurez craché ces mots de déraison, junnd vous aurez voiui leur 6el et leur poison.
■1 vous aurez élu pour verbe un autre verbe riche et le gueux, uù l'humble •■• '•• -i.i.'"l"-
i en communion dans l'inégaliti Tous, et sans que le fort en soit débilité, *^.-ins que rien non plus manque aux désirs du débile, lin sorte que chacun se trouve exempt de bile, lamaii» le bien de l'un n'étant à 1 autre un mal : Ht ce verbe heureux, pur, fort, suave, aromal, (t- verbe de soleil déchirant tous les Toiles, (^e verbe à cinq rayons ainsi que les t • t.e verbe dernier-né dont j'annonce K , >.. . lie fut le premier né des verbes, c'est l'Amour .'
3ol) MES l'ARADIS
0 résurreclion de la vieille nouvelle,
Si vieille, et que toujours il faut qu'on leur révèle
A ces âmes toujours la tenant en oubli !
0 radieux Amour dont le monde est rempli.
Amour dont les splendeurs, cependant éternelles,
Ont tant de peine à luire en leurs mornes prunelles
A ces aveugles, qui le sentent deux à deux
Sans, dès qu'ils sont en tas, le voir au milieu d'eux !
Car c'est lui, cet Amour, lui-même, que je prône,
Celui, quand on est deux, qui met l'un sur un Irùne
Et l'autre en un servage aimable à l'asservi,
L'autre et lun s'y plaisant, se louant à l'cnvi.
Celui-ci d'être roi, celui-là d'être esclave.
C'est que l'esclave ici n'a point la face bave,
Le cœur gros, des filets de bile en ses yeux creux.
11 a le cœur allègre et les regards heureux.
Pour l'idole adorée et qu'il juge parfaite
Toute abnégation lui devient une fêle.
Plus elle lui demande et plus il est content.
Son front ne veut jamais fuir le joug ; il s'y tend
Et le porte comme un diadème de roses.
11 ne vous connaît jjas, comparaisons moroses
<jui dilacérez l'âme en livides lambeaux
A se constater laid quand les autres sont beaux,
Faible quand ils sont forts, pauvre quand ils sont riches.
Au joueur qui le gagne il ne dit pas : « Tu triches. »