A UNE FORTE PIANISTE
Le piano d'abord hésite, et puis il cède.
Il dit : — Partons! alors votre àme le possède;
Vous ne faites qu'un corps Avec lui; l'idéal tient les touches qui tremblent; Et vous vous envolez, et vos blanches mains semblent
Les ailes des accords.
Et vous vous en allez là-haut, plus haut que l'aigle, Plus haut, vers les soleils dont la musique règle Les gestes radieux.