‹ Mes premières années de ParisChapitre 12 sur 136 · Ali: S PHKMlkr.KS ANNKKS DK PAHIS · texte numérisé non relu

Ali: S PHKMlkr.KS ANNKKS DK PAHIS

Et pour vous écouter profond est le silence, Et tout \otre auditoire extasié s'élance Avec vous dans les cicux.

Et c'est plaisir de voir comme après vous se pùmc Le peuple entier de ceux dont l'harmonie est l'àme,

Dont l'appétit se plaît A déjeuner d'un trille et dîner d'un andanle, Et qui donnent Shakspeare, Eschyle, Homère cl Dante

Pour un air de ballet.

Ils suivent dans l'azur votre course éperdue. Oh! si, lorsque emportés à travers l'étendue.

Enivrés de monter.

Profondément mêlés au concert planétaire. Ils seront le plus loin possible de la terre...

Ils pouvaient y rester!

Un des poètes naissants , Qui jamais ne déraisonne, Disait hier : — « Elle sonne, L'heure des gens de bon sens !

« Grâce à nous, le drame expire.

Personne, je le promets.

Ne parlera plus jamais

De Hugo ni de Shakspeare.

« Le vrai beau s'est révélé.

Un bon style de ménage

3û MES PREMIÈRES ANNÉES DE PARIS.

Succède au libertinage Du lyrisme échevclé.

« De bons sujets bien honnêtes Remplaceront, s'il vous plaît, Cet idéal qui parlait De décrocher les planètes.

« Je n'ai pas la vanité Que mes pièces soient des temples Qui proposent en exemples Des dieux à l'humanité.

<( Plus rien d'extraordinaire;

Ce n'est point ici le cas

Des théâtres à fracas

Et des grands coups de tonnerre !

« L'art vers lequel nous allons Rejette épée et panache.

L'essentiel est qui! sache Se tenir dans les salons.

« L'école où je me rallie Veut un talent sans excès.

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