‹ Mes premières années de ParisChapitre 130 sur 136 · CIEL NOIR · texte numérisé non relu

CIEL NOIR

J'ai sur un mur de ma chambre Un cheval de GéricauU, Fier animal qui se cambre Et qui vous traite de haut.

Le sentiment de sa force L'emplit tout entier, gonflant, Sève de sa rude écorce, Le vaste orgueil de son flanc.

33Z| MES Pr.EMlkRES ANNÉES DE l'AHlS.

Il est dans son écurie, Chez lui. Sans bride ni frein.

Une paille blonde cric Sous son sajjot souverain.

Il a Tavoine (ju'il aime;

Son ninr regoige de foin;

Il n'y regarde pas même.

Son maître est bon pour ce soin.

Tout en lui vous dit : Puissance.

C'est la bestialité

Dans la pleine jouissance

De i'àse et de la beauté.

Sa crinière à grands flots baigne Son poitrail f{ue vient dorer Vn rayon de juin. Il daigne Permettre au soleil d'entrer.

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