‹ Mes premières années de ParisChapitre 131 sur 136 · LIVRE V. — CIEL -NOIR · texte numérisé non relu

LIVRE V. — CIEL -NOIR

Sur le mur qui lui fait lace, Gît un Christ aux Oliviers, Accablé, demandant grâce, Et triste, si vous saviez!

D'une touche brusque et large, Le grand peintre Delacroix L'a renversé sous la charge Du doute, première croix.

Devant cette certitude Du cheval dressant le cul.

Le dieu plein d'inquiétude Sanglote, cpars sur le sol.

Si sa croyance était fausse?

Si, le gibet accepté.

Il ne devait sur sa fosse fleurir nulle vérité?

S'il se trompait? Il écoule :

Dieu se tait. Tout s'assombrit.

Le crépuscule s'ajoute Aux ténèbres de l'esprit. —

Que les clous rompent sa veine ; Il est prêt à la livrer, Si la triste race humaine Trouve à s'y désaltérer.

Il s'offrira sans faiblesse.

Croix, fiel, les crachats aussi, 11 veut bien tout, s'il en laisse Un peu moins pour nous ici.

Mais si, léguant un problème A nos cœurs irrésolus, il n'était pour ceux qu'il aime Qu'une anxiété de plus ?

Si le dogme qu'il propose,

Loi poin- l'un, pour l'autre erreur,

N'allait cire qu'une cause

De discorde et de fureur?

Si. corrompu par le prêtre Et prêché par le guerrier,

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