‹ Mes premières années de ParisChapitre 132 sur 136 · LIVRE V. — CIEL NOIR · texte numérisé non relu

LIVRE V. — CIEL NOIR

L,'Evangile devait être Un immense meurtrier ?

Question où tout s'abîme !

Tourment pire que la mort, Qui fait du supplice un crime Et du martyre un remord!

Oh ! près de ce dieu qui râle Gisant sur le sol de fer, Cette brute c[ui s'étale Dans la gloire de sa chair !

Ce doute et cette incurie !

0 symbole universel :

La fierté dans l'écurie

Et l'angoisse au seuil du ciel

0 toi, mer! àme inquiMe!

iMer vaste, énorme, sans toui

Si grande que Dieu t'a faite Amère comme l'amour !

Puits des larmes qu'ont versées, Dans leurs rudes châtiments, Toutes les grandes pensées Et tous les grands sentiments !

C'est donc vrai, lugubres lames, Qu'un moindre sort est meilleur, Et que la laille des âmes Se mesure à leur douleur!

Grandeur, sombre privilège !

Aux grandes eaux les grands vents

Leur petitesse protège

Les ruisseaux et les enfants ;

Mais un maître dont l'envie Est que tout devienne amer Jette l'enfant dans la vie Et le ruisseau dans la mer.

L'enfance en chemin laissée, J. 'homme encor va, jour à jour,

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