‹ Mes premières années de ParisChapitre 133 sur 136 · LIVRE V. — CIEL NOIR · texte numérisé non relu

LIVRE V. — CIEL NOIR

De la vie à la pensée.

De la pensée à ramour.

Les astres voient avec transe.

Dans les beaux enfants rêveurs, S'épanouir en souffrance Ces penseurs et ces trouveurs.

Total de ce que nous sommes, Cœurs et supplices géants.

Toutes les larmes des hommes Vont à leurs veux océans.

Et vous, grandes fiertés blanches, Monts neigeux, pleins de l'assaut Des vents et des avalanches, Solitaires de là-haut

Que le ciel jaloux foudroie Et dont l'immense pâleur

3/jO MES PREMIÈRES ANNÉES DE PARIS.

Regarde ramper la joie Infime des bourgs en Heur

Il faut donc nous y résoudre A la loi dure qui met Le bien-être en bas, la foudre Et les goulTres au sommet?

Il faut que l'humaine échelle Monte du las des rieurs A la soulïrance mortelle Des esprits supérieurs ?

La gaîlé n'est qu'une ébauche, Une esquisse sans valeur, Un essai difforme et gauche Qu'achèvera le malheur.

Frivoles cœurs de coquettes, Foule, bourgeois bien portants, Gras troupeau de toutes bêtes.

Vieux enfants de cinquante ans,

Oh! comme, à l'hourc marqiu'o.

Le ver vous hache menu

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