LIVRE V. — CIEL NOIR. 3Z
Cette humanité manquée Qui riait dans rinconnu!
Dieu les rejette à la fonte Dans le brasier qui rugit.
Ces plaisirs qui n'ont pas honte, Ces bonheurs dont il rougit !
La souflrance seule existe.
Avec quel sourd tremblement L'homme à son horizon triste Retrouve éternellement
L'âpre cime souffletée Des noirs cercles que décrit Le vautour de Prométhée Autour du gibet de Christ !
C'est à vous toutes les cimes, Vautours, éponges di.> fiel.
Ah ! ces supplices sublimes Font des taches d'ombre au ciel !
3W2 MES PRExMlÈRES ANNÉES DE PARIS.
0 destin qui ((MTifie!
Si monter c'est soulTrir mieux,
Que sera donc l'autre vie
Qu'on nous promet dans les cieux?
Quand le tombeau dans son crible Retiendra nos sens bornés, A quelle grandeur terrible Serons-nous donc condamnés?
De quel ti'one plus sévère Uieu peut-il nous faire don ') Et, si l'homme a le Calvaire, Qu'est-ce que l'ange aura donc?
Calme-moi, mer gigantesque!
Car j'ai peur, et je te dis Que l'amour rayonne prcsf[ue A côté du paradis !