‹ Mes premières années de ParisChapitre 135 sur 136 · EX · texte numérisé non relu

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Je ne voyais en toi, Paris, que le poêle.

L'artiste, le Phœbus prodigieux qui fouette

Dans le ciel idéal les chevaux rayonnants,

— Quand, sur terre, soudain les pavés frissonnants

Se sont dressés ; on a respiré dans la ville

L'orageuse rumeur de la guerre civile;

Et tu m'es apparu, dans la foule qui bout.

Fusil au poing, cartouche aux dents, criant : » Debout !

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Debout, tous! » et la foule, avec une huée. S'est sur la monarchie éperdument ruée.

Et ce que les grêlons peuvent contre la mer Les balles le pouvaient contre ce peuple amer, Et, riant des mousquets et des artilleries, Cette grande colère entrait aux Tuileries, Et le monde t'a vu. d'un geste d'ouragan. Jeter la royauté par delà l'océan !

C'est que ce règne avait le gain pour soûl principe. Le roi d'alors semblait être Louis-Philippe, Mais le roi pour de bon était l'autre louis, L'argent. Tu veux voter. Es-tu riclie? Je suis Médecin, professeur, journaliste. Es-lu riche? Non. Tu n'existes pas. Gagne de l'argent, triche, Vole, pêche à l'égout, l'argent n'a pas d'odeur. Sois négrier, ou. bali! sans scrupule boudeur, Mouchard! quand ta bassesse aura dans ta caverne Vomi le tas qu'il faut au cens, — alors, gouverne, Fais les législateurs, comment donc ! fais les lois. Pèse de tout ton poids et de tous tes faux poids Sur ce triste ramas d'humanité damnée.

Sur le pâle ouvrier qui n'a que sa journée, Sur le chercheur qui n'a gagné depuis vingt ans Qu'une solution aux ])roblèmes du temps, Sur le fier écrivain qui n'a que ses chefs-d'œuvre; S'ils se fâchent ainsi que siftle une couleuvre,

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