LIVRE II. — HAXS ET MARIE
Dans sa veine — alors, moi l'homme, j'ai mon scrupule!
Lâche ! — Je pense à moi quand je la vois mourii" !
Elle s'est oubliée en me voyant souffrir !
Je suis très-vertueux, je laisse, sans rien faire.
Mourir celle c{ui m'a sacrifié son père !
C'est impossible !
Tout à coup il tremble de tout son corps.
Là, dans ces roches... — Xon ! Si!
Un homme... — Epargnez-moi, mon Dieu! s'il vient ici. Cet homme... oh! mon destin me saisit! — Il me semble Qu'il s'en va. Non, il vient. Il le paiera ! Je tremble. Elle a faim ! elle a faim ! D'ailleurs, pourquoi vient-il? — Oui, mais s'il se défend? Eh bien, j'ai mon fusil.
Il attend. — Un homme paraît.
H AXS, armant son fusil.
La bours... —
l'homme.
La charité, s'il vous plaît !
Hans regarde l'homme, et voit un vieillard en guenilles, nu-tète et pieds nus, besace au dos. Le vieillard, de son coté, regarde Hans un moment, puis éclate de rire.
HANS, LE MENDIAM.
LE MENDIANT
Ah ! l'histoire Est bonne ! Excusez-moi. C'est que la nuit est nuire.
lU MES PREMIÈRES ANNÉES DE PARIS.
II AN S
Un mendiant !
LE MENDIANT
Ah! ah! vous vouhcz!... — Et moi donc! Je ne vous prenais pas pour un voleur, pardon. Un fusil sérieux. — Votre main, mon bravo liomme. Moi, je ne suis pas fier. Que voulons-nous, en somme, Tous deux? l'argent d'autrui. Le moyen m'est égal. Qu'est-ce donc qu'un voleur? un mendiant brutal.
Il veut prendre la main de Hans, qui la retire. Il continue.
Seulement, le moyen est plus ou moins habile, Et ton fusil, mon cher, ne vaut pas ma sébile. Je voudrais bien savoir, ô mon pauvre brigand. Ce qui t'a fait choisir ce métier fatigant? Tu vis au fond d'un bois plus propice aux rencontres De trous que de goussets cl de rocs que de montres. C'est absurde. — Voleurs, mes frères, je vous plains. Et, si vos sacs un jour par mii-acle sont pleins, Quel agrément de voir, pour vagues pénitences, Les cordons de la bourse allongés aux potences! Veux-tu suivre un conseil d'ami? viens avec moi Te faire mendiant.
Il AN s.
Mendiant !
LE MENDIANT
Eh bien, quoi?
Voudrais-tu m 'affliger de ta délicatesse,