‹ Mes premières années de ParisChapitre 67 sur 136 · DANS UN BAL · texte numérisé non relu

DANS UN BAL

Les fleurs et les cœurs craignent le grand jour

Dans la rose, il sèche La goutte d'argent qui la tenait fraîche ;

Dans Tàme, Taniour.

Quel parfum encor. ma fleur adorée,

Ton cœur et tes sens Auront-ils pour moi, quand tous ces passants

T'auront respirée ?

Ah! que ne peux-tu, triplant tes rideaux. Secrète, profonde,

Lointaine, impossible, apparaître au monde. Des ailes au dos.

Chaste oiseau perdu dans l'idéal , comme

Dans une foret.

Colombe au cou blanc qu'elTarouchcrait

Le pas de tout homme ;

Ame qu'on pourrait parfois contempler Toucliant nuire sphère,

Contempler de loin, de peur de te faire Soudain envoler!

Que n'es-tu pour tous un auge de flamme

Dans la nue enfui !

Ah! (lui'I don alors à l'élu pour qui

Tu le ferais fcnnne!

Comprends- tu — trésor plus grand qu'aucun mol

Ce qu'alors la femme Dévoue à celui pour qui seul son âme

Descend de si haut?

Comprends-tu qu'alors c'est une madone Dans l'azur trônant

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