‹ Mes premières années de ParisChapitre 74 sur 136 · QUAND JE SUIS SEUL · texte numérisé non relu

QUAND JE SUIS SEUL

Certes, tu n'as pas rêvé Que, dans cette ville fière, Ton premier pas allait faire Étinceler le pavé,

Qu'à ta première parole.

Unanime à l'acclamer,

Paris devait allumer A ton front une auréole,

Qu'on t'apprètei'ait un dais Avec tout l'art pour escorte, Et que la gloire, à la porte, Te dii"ait : — Je t'attendais !

Prends patience, et travaille!

Essaye, invente, ose, vas A tout ce que tu rêvas!

Cherche, jusqu'à la trouvaille!

Que tout mode te soit cher, Mais que ta forme centrale Soit la forme lln'àlrale, Où l'idéal se fait chair!

Fonds dans ton ajuvre agrandie Pensée et fait, àmc et corps.

Philosophie et décors, Tragédie et comédie.

Va du r(jlé des entiers !

L'amj)Ieur de Shakspeare allie

Page 1