‹ Mes premières années de ParisChapitre 75 sur 136 · LIVRE 111. — QUAND JE SUIS SEUL · texte numérisé non relu

LIVRE 111. — QUAND JE SUIS SEUL

Caliban à Cordélie

Et les spectres aux portiers.

Les Grecs approuvent du geste.

Hercule, ivrogne divin, Mêle le hoquet du vin A la grande mort d'Alceste.

Travaille ! Oui , travaillons. Mais Quoi? dans cette ombre profonde?

Parler pour cju'on vous réponde Dans dix ans, dans vingt, jamais?

Travaille! Sans entourage Qui m'aide aux efforts hardis?

Travaille! Je me le dis; Mais c'est un rude courage

D'être l'obscur constructeur De drames C[ui pour théâtre N'auront longtemps que cet âtre Et pour public que l'auteur!

Et, ma fatigue isolée

Se sentant sans point d'appui,

198 MES PREMlî-RES ANNEES DE PARIS.

Bien des fois, comme aujourd'hui, 3Ia rêverie, envolée

De la table où je m'assieds.

S'en va... — Le lieu de la scène Est un jardin dont la Seine Lèche mollement les pieds.

Villequier! chère patrie!

J'y retourne, et je revoi

Ma mère... 0 mon cœur, tais-toi!

0 cruelle rêverie,

Pourquoi tous me les montrer, Mère, père, ma sœur, Charles?

Tu sais que, si tu m'en parles, ïu vas me faire pleurer!

La maison était chantante Quand l'herbe offrait sa douceur Aux trois petits de ma sœur...

Tiens, je pleure, es-tu contente ')

0 mon village abrite Par les collines boisées i

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