‹ Mes rimesChapitre 18 sur 29 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

A une amie intime, presqtiune sœur ; alors Mlle. A.

D , maintenant M?ne. H.

Je serais bien ton amoureux, Mais pas un mot de mariage, Il me serait trop douloureux, D'avoir à devenir plus sage ;

Il est si bon

D'être garçon, Que de changer cette existence,

Cent fois, pour moi !

Oui. sur ma foi !

Cent fois ! vaudrait mieux la potence !

Dans des moments de folle erreur, On peut, hélas ! se laisser prendre, Promettre même le bonheur, Dans un baiser, dans un mot tendre.

Qui ne sait pas,

Que vos appas

Font aux plus forts tourner la tête,

Et que l'amour

Nous pince un jour?

Aussi, mon Dieu ! l'homme est si bête !

Combien d'infortunés maris, Trompés par les belles promesses Faites, quand vous les avez pris, Souffrent de vos scélératesses !

Voilà pourquoi

Souvent la loi Les désunit par un divorce ;

Le sot alors,

Plein de remords.

Trop tard, hélas ! connaît l'amorce.

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