‹ Mes souvenirs, 1806-1833Chapitre 11 sur 33 · G4 MES SOUVENIRS · texte numérisé non relu

G4 MES SOUVENIRS

ce moment la vieille dame s'attaquait à mon përe^ et je la pris décidément en aversion.

Cette scène, rapportée à ma mère, la jeta en grand effroi. Elle ne se sentait pas le courage de confesser la vérité. Il fallut que Voncle intervint. Ce qui fut dit entre lui et mon aïeule, je ne Tai jamais su. Je n'entendis plus parler de rien. On ne me conduisit ni au prêche ni à la mAse; etj à quelques jours de là, j'ignore si ce fut par suite de cet incident, on me mit dans un pensionaat de petites demoiselles.

La pension Engelmann. » Ma cousine Cathau. — Les galants. — La simarre cramoisie. — La bénédiction de Goethe.

Cet exil de la maison maternelle eût été pour moi, en France, dans mon existence joyeuse et libre auprès de mon père, une désolation. Ainsi, ce fut comme une délivrance. Je n'entrais pas seule d'ailleurs en pension. Une jeune sœur de ma tante Bethmann, Catherine ou Catbau Boode, y entrait avec moi.

Elle était plus âgée que moi de quatre années, trèsrieuse, très-enfant encore au moral, mais très-précoce dans ses grâces physiques, très-remarquée déjà des jeunes gens, jolie et caquette à merveille.

C'était pour moi une compagne avenante, mais non, peut-être, telle que l'eût voulue une prudence entière

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