I. Souvenirs intimes et Notes du baron Mounier, p
leurs, d'autres faits, d'autres preuves, non moins décisives, les viendraient confirmer.
Le jour où avait paru le document Taschereau, grande avait été l'agitation clans les clubs. Le premier mouvement de stupeur une ibis passé, tous reconnurent qu'il était nécessaire, dans l'intérêt même de la République et de la Révolution, de faire la lumière sur ce mystérieux incident : la constitution d'un jury d'honneur s'imposait.
Ce jury fut immédiatement formé. Ses membres, au nombre de trente, furent choisis parmi les chefs des clubs, les anciens condamnés de la monarchie de i83o et les écrivains les plus avancés de la presse démocratique.
En faisaient partie notamment les citoyens Cabet, Dupoty, Lamieussens, Langlois, Proudhon, Lachambaudin, Lticnne Arago, Schœlcher. Ces deux derniers furent nommés présidents'. Le jury demanda et obtint du ministère de l'Intérieur communication du dossier de Blanqui.
Il ne devait pas se borner à entendre les explications de ce dernier et celles de M. Taschereau. Il devait de plus appeler en témoignage tous les compagnons de captivité de Blanqui. Celui-ci, dès son arrivée à Paris, avait fondé la Société centrale répulAicaine, dont le club de la rue Bergère n'était qu'une émanation. Cette société se réunit le 5 avril sous la présidence du citoyen Xavier Durrieu.
Sur l'invitation du président du jury, elle accepta de choisir quatre délégués, qui reçurent mission de suivre l'instruction et les débats de l'a 11 a ire et d'en rendre