Le i3 avril i
3. Victor Hugo et son temps, par M. A. Barbou, p. 227. — 1882.
MA l'UKMlÈllK UENCONTHK AVICC VICTOK HLUO 261
u I ) janvier lS^7 . — Hier, jeudi, j'ai dîné chez M. de (X Salvaiidy, ministre de rinslruclion publique. »
« 3 février. — Hier, j'élais aux Tuileries. 11 y avait (( spectacle. Après l'opéra, tout le monde alla dans les « galeries oii était dressé le buflct, et Ton se mit à caua ser. M. Guizot avait fait, dans la journée, à la Cham- « bre des députés, un discours très noble, très beau et u très fier sur notre commencement de querelle avec u l'Angleterre. On parlait beaucoup de ce discours. »
« a jnillel. — Fêle chez le dac de Montpensier, M. de « Montpensier a doimé cette nuit une fête dans le parc « des Minimes, au bois de Vincennes. C'était beau et u charmant... M. de Montpensier faisait les honneurs « avec beaucoup de l)onne grâce. On dansait sous une (( immense marquise où se tenaient les princesses. Elles (( y étaient toutes, excepté Mme la duchesse d'Orléans, (( M. le duc d'Aumale était revenu exprès de Bruxelles « pour assister à la fête... ' »
Jamais courtisan ne s'inclina plus volontiers devant les princes et ne parla des rois a\ec plus de révérence. En une circonstance solennelle, le 21 juillet 1842, quelques jours après la mort tragique du duc d'Orléans, il avait adressé au roi Louis-Philippe un discours où se trouvait ce passage :
{( Sire, votre sang est le sang du pays; votre famille (( et la France ont le même cœur. Ce qui frappe l'une (( blesse l'autre. C'est avec une inexprimable sympathie (( que le peuple français fixe en ce moment ses regards « sur votre famille, sur vous, Sire, qui vivrez longtemps (( encore, car Diea et la France ont besoin de vous: sur