I. Choses vues, p
(( cette reine, mère auguste et éprouvée entre toutes les « mères; sur cette princesse, enfin, si française par son « cœur et par son adoption, qui a donné à la patrie (( deux Français, à la dynastie deux princes, à l'avenir « deux espérances.
« Que du moins cette affliction universelle soit pour (( Votre Majesté une sorte de consolation! Sire, c'est (( aussi là une acclamation ! La mort fatale du prince tt eût pu ébranler le trône, ce deuil public et national « consolide la dynastie. La France qui vous consacrait, « il y a douze ans, par l'unanimité de son adhésion, (( vous consacre aujourd'hui une seconde fois par l'una- « nimité de sa douleur'. »
Plus tard, à la tribune de la Chambre des pairs, dans son discours du l^ juin 18^17 % après avoir dit à ses collègues : (( Quant à moi, je suis, par moment, tenté de (( dire à la Chambre, à la presse, à la France entière : (( Tenez, parlons un peu de l'Empereur, cela nous fera (( du bien w, il faisait à nouveau l'éloge du roi Louis- Philippe, qu'il appelait le plus éminent des rois de l'Europe 5 .
Les hommages du poète n'allaient pas tous au seul
I. Moniteur du a a juillet i8'iy. — Victor Hugo n'a pas inséré cette Adresse au roi dans ses Actes et Paroles ftrois volumes in-8°), où il a cependant recueilli jusqu'aux moindres paroles tombées de ses lèvres dans les bureaux du Luxembourg et du Palais-Bourbon ou devant la réunion des auteurs dramatiques.
3. A propos d'une pétition du prince Jérôme Bonaparte, ex roi de Westphalie, qui sollicitait lappui de la Chambre des pairs pour obtenir de voir rapporter, en ce qui le touchait, lui et son fils, la loi de bannissement.
3. Moniteur du i5 juin 1847. — E" ^^^^ autre occasion. Victor Hugo avait célébré en Louis-Philippe le roi, sage couronné qui, du haut de son trône, laisse tomber sur toutes les nations les graves et saintes paroles de la concorde universelle (Académie française, séance du i6 janvier i845. Réception de M. Saint-Marc Girardin).
MA l'KK.MiÈlU-; Ht.NCONTKt; AVKC: \ K:T(,)II iugo 263
roi (les Français: tous les souverains d'Europe y avaient leur part. 11 saluait rcwéncmcni béni de la reine \ ictoiia '. 11 Nénérait dans le ezar Nicolas 1'' « le noble et pieux « Empereur qui conduit, au moment oii nous sommes, ((. tant de millions d'hommes ^ ers de si belles destinées-. » Quant au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV, il en parlait en ces termes :
« La Prusse marche à de hautes destinées, parlicu- « lièrement sous son roi actuel, prince grave, noble, in- « telligent et loyal'. »
Suivant une expression qu'il affectionnait, il se mettait aux pieds de Sa Majesté prussienne. Voici, en effet, la lettre qu'il adressait, le 3o mars i84o, au baron Alexandre de llumboldt, chambellan de Frédéric-Guillaume IV :
(( Vous avez bien voulu, monsieur le baron et illustre « confrère, me promettre que vous accepteriez de ma « main Notre-Dame de Paris et être assez bon pour vous « charger de l'offrir, en mon nom, à votre auguste Roi, « pour lequel vous connaissez ma sympathie et mon admiu ration. Je joins à Notre-Dame de Paris mon discours si « sérieux à l'Académie +. Je serais heureux que vous (( eussiez quelque plaisir à accueillir cette marque de « ma haute et profonde considération.
Cl ^ icTou Hugo. «
Au-dessus des rois et des empereurs il y avait le Pape. En iS^Q, Mctor Hugo rendait hautement justice