Causeries du Lundi, t. V, p. (i
« et Emile Grimaud (i864). M. Ed. Biré, auteur de u l'article qui me réfute, a fort triomphé en m'opposant u le récit de la même anecdote littéraire, un peu autreu ment présentée dans le livre intitulé : Victor Hugo « raconté par un témoin de sa vie. Il se pourrait pourtant u que ce témoin et moi eussions puisé à la même « source. Mais on sait que de tels souvenirs, quand on u les raconte de vive voix et qu'on ne les serre pas de « près, sont sujets à s'exagérer un peu, et c'est ce qui « sera arrivé ici. Il reste bien certain que les académi- « ciens doutèrent de l'âge réel de l'auteur (« si véritableu ment il n'a que cet âge », est-il dit dans le rapport de « M. Raynouard), et ce doute qui impliquait le soupçon (( d'une certaine supercherie, put Ijien influer sur leur « jugement '. »
J'ai reçu d'autres lettres de Sainte-Beuve et il a parlé de moi en d'autres rencontres ; mais, s'il faut l'avouer, ces rapports purement littéraires me laissaient singulièrement froid. Il était trop évident que nous n'appartenions pas au même diocèse.
Bien différentes et d'un tout autre caractère furent les relations que, vers ce même temps, je commençai d'entretenir avec un autre académicien, M. de Falloux. Nous n'étions pas seulement du même diocèse, nous étions de la même paroisse.
A diverses reprises, j'avais eu sujet de signaler dans la Revue de Bretagne, quelques-uns de ses écrits, soit sur