‹ Mes souvenirs (volume 2)Chapitre 155 sur 211 · CAPITAINE · texte numérisé non relu

CAPITAINE

drons : le capitaine Ressayres, qui rentrait en France, et le capitaine Fleury, qui allait au 3" de spahis, àConstantine, poste que, par un singulier concours de circonstances, il devait échanger contre celui d'aide de camp du prince Louis-Napoléon, président de ia deuxième république française.

ZAATCIIA.

Le 10 décembre. — Le grand Écuycr. — Une association. — Premiers colons. — Notre colonel. — Mon maître. — Un philosophe. — Phalanstère arabe. — Un grand cœur. — Les Ziban. — Une serre chaude. — Assaut repoussé. — Combats acharnés. — Le colonel Carbuccia.

Mes nouvelles fonctions de capitaine adjudant-major me rappelaient à l'état-major du régiment, c'est-à-dire à la charmante garnison de Blidah. Et j'en étais enchanté. D'autre part, elles constituaient une véritable sinécure. Le capitaine adjudant-major est chargé d'assurer la régularité du service commun à plusieurs escadrons, et tous nos escadrons étaient séparés les uns des autres. Je n'avais donc absolument rien à faire, et j'en profitai pour retourner voir ma mère, établie à Mauzé, dans les Deux-Sèvres. Parti d'Alger à la fin de 1848, j'étais en France pendant le mois de décembre, quand eut lieu l'élection du président de la République. Je ne connaissais le prince Louis-Napoléon que par les échauffourées de Strasbourg et de Boulogne. Par contre, je connaissais le général Cavaignac. Je m'étais rencontré plus d'une fois avec lui en Algérie. Je savais ses préférences, dont il ne faisait pas mystère, pour le régime républicain. Je savais, par conséquent, que voter pour lui, c'était voter pour la République.

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