LA SUCCESSION DE FLEURY
Le combat de Tcm-Salmet. — Monicolle. — Le col de Mouzaïa.
— Généraux d'Afrique. — Le général de Lamoricière. — Colonisation. — Deux capitaines. — En congé. — Retour en Afrique.
— Bugeaud et Changarnier. — Gendarmes maures. — Moissonneurs. — Altercation. — Le capitaine Bertrand. — Le caïd Osman. — Nourri d'escargots. — Mes deux chemises. — Secrétaire du colonel. — Un festin.
A partir du 5 février 1840, nous fûmes tranquilles à Mostaganem. L'effort des Arabes fut dirigé contre Oran d'abord, et puis ensuite contre Alger. A Oran, le général de Guéheneuc avait fait élever, entre sa petite capitale et le quartier des spahis à Misserghin, une tour : la tour Combes. Il avait, en outre, mis à la disposition du colonel Yusuf une section d'artillerie de campagne, commandée par le capitaine Barrai, et deux bataillons du Ier de ligne, qui avaient pour chefs le commandant Mermet et le commandant d'Anthouard de Vrincourt. Sous la protection de ces forces, nos alliés les Douairs et les Smélahs campaient et faisaient paître leurs troupeaux sur d'assez vastes étendues.
Dans cette plaine de Misserghin, s'étendant au loin dans la direction de Tlemcen, entre des marais salins et la chaîne de collines qui se termine à Oran par le sommet de Santa-Cruz, qui la sépare de la plaine des