SOUS METZ
Mon état-major. — Le général Margueritte. — A l'avant-garde. — Une victoire inutile. — Au bivouac. — Les cavaliers de la Grande Armée. — Le matin de Rezonville. — Départ de l'Empereur. — Marche au canon. — Un souvenir de 1815. — Cinq mille sabres. — Le soir de la bataille. — Court résumé.
La journée du 10 août fut consacrée au repos. Hommes et chevaux, qui venaient de marcher pendant vingt-quatre heures, en avaient besoin. La division, encore incomplète, ne se composait que de trois régiments sur quatre. Le 4* de chasseurs d'Afrique ne l'avait pas rejointe et ne la rejoignit jamais. Mon étatmajor, du moins, était au grand complet et ainsi composé : aide de camp, le capitaine Darras, qui allait bientôt recevoir la croix de la Légion d'honneur, après la bataille de Rezonville ; officier d'ordonnance, le baron de Buros, lieutenant au 3e de chasseurs d'Afrique. Engagé comme simple soldat dans l'artillerie, sous-officier de cavalerie en Crimée, sous-lieutenant après Solférino, décoré pour faits de guerre en Afrique, il a été retraité récemment, comme colonel du 6e de dragons. Il aurait dû arriver plus haut. Mais il a subi le contre-coup de mes propres disgrâces que je racon-