‹ Mes souvenirs (volume 5)Chapitre 74 sur 285 · COURT RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

COURT RÉSUMÉ

vré. C'est bien possible. Mais j'aurais bien voulu le voir à ma place, et j'aurais accueilli avec empressement ses conseils. Ils auraient utilement remplacé les instructions du général en chef, qui nous laissa tous, et tout le temps, dans l'ignorance de ses intentions.

En somme, j'ai transmis au quartier général des renseignements qui se sont trouvés confirmés par l'événement, mais dont on n'a pas voulu tenir compte. Réduit à un seul régiment, je m'en suis servi pour éteindre une batterie allemande. J'ai donné à mes camarades l'avis de charger, quand il m'a semblé que la charge pouvait réussir. Je leur ai déconseillé une charge qui a échoué. Quand elle a été entamée, j'y ai poussé tous les escadrons que j'ai pu trouver. J'ai fait ce que j'ai pu; par conséquent, j'ai fait ce que je devais.

l'agonie d'une armée.

Au sixième corps. — Avant Saint- Privât. — Le tombeau de la garde prussienne. — Investis 1 — Fausse sortie. -— NoisseTÎlle. — Sur les glacis de Metz. — Les prisonniers de Sedan. — Le martyre des chevaux. — La mission de Bourbaki. — Négocia^ tions. — Les conseils de guerre. — Capitulation.

Le lendemain de la bataille de Rezon ville ou de Gravelotte, Tarmée française, au lieu de pousser en avant sur Verdun dont la route était encore libre, abandonnait à Tennemi le champ de bataille conquis la veille, et le 6* corps, dont je faisais désormais partie, s'établissait momentanément à Vemeville, pour couvrir la marche des autres corps rectifiant leurs positions. Vers midi, nous eûmes une alerte causée par l'apparition, à petite portée de canon, de masses ennemies qui disparurent sans ouvrir le feu. On reforma les faisceaux, et j'eus le loisir de recevoir le 2* régiment de chasseurs de France qui venait reconstituer, avec ce qui me restait du 2* de chasseurs d'Afrique, la brigade de la Jaille. Il était commandé par le colonel Pelletier, un de mes anciens camarades aux spahis, soldat plein de cœur, de courage et d'honneur, dont la venue me causa une grande joie.

A trois heures, le maréchal Canrobert convoqua ses généraux de division et ses chefs de service, car le

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