EN SMALA
sèment, me répondit : Je m'en doutais, et trouva la chose la plus naturelle du monde.
La fausse nouvelle que le général de Ladmirault avait reçue courait, en effet, le pays. Elle était même venue aux oreilles du commandant du convoi, qui avait fait hâte pour nous rejoindre et qui avait pris la très prudente précaution, usitée en pareil cas, de laisser, en quittant le bivouac de Reichag, ses feux allumés afin de tromper un ennemi possible. Le général de Ladmirault resta encore quelque temps à parlementer avec Ben-Nacer, qui ne revint pas; quant à moi, je rentrai à Boghar, pour m'occuper de l'installation de mon escadron. J'y reviens avec complaisance, parce que l'idée des smalas m'appartient, parce qu'elle fut appliquée là pour la première fois, parce qu'elle prit ensuite une assez grande extension, parce qu'elle a rendu, en somme, des services, et parce qu'elle en aurait rendu de plus considérables encore si on n'y avait pas renoncé, avant qu'elle eût porté tous ses fruits.