‹ Mes souvenirsChapitre 12 sur 262 · LAGHOUAT · texte numérisé non relu

LAGHOUAT

Mon blé. — S!j vos non vobis. — En expédition. — Nos alliés.

— Investissement. — Devant Laghouat. — Sur la brèche. — Ville prise. — Un document. — L'assaut. — Ceux qui se sont distingués. — Les assiégeants. — Funérailles. — Scène pénible.

— Chez Pélissier. — Commandant supérieur! — Dialogue. — Un sauveur. — Dénouement. — Mes prisonniers. — Le commerce du Sud. — Mort d'un héros. — Rapports et couriers. — Le bois d'ébène. — Les trafiquants. — Moutons et chameaux.

Le système des Smalas a sombré, comme tout a toujours sombré en Algérie, à cause de l'instabilité de nos institutions politiques et surtout coloniales. Il a sombré enfin parce que trop de gens étaient intéressés à le voir disparaître. Les états-majors, les officiers voulaient avoir des régiments de spahis organisés comme des régiments de cavalerie régulière, où le service est mille fois plus facile et mille fois plus agréable. Et personne n'avait de goût pour aller s'enterrer aux confins du désert, sans distractions, sanscafés, sans pensions, et pour jouer le rôle de Robinson des sables que j'avais rêvé.

Aujourd'hui, à la place de nos anciens spahis qui étaient des cavaliers rompus au cheval et au métier des armes, avant de s'engager, on a des spahis auxquels on commence par apprendre à monter à cheval. Dieu veuille que des insurrections sérieuses ne montrent jamais qu'on a eu tort de renoncer aux vieilles mœurs

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