‹ Mes souvenirsChapitre 127 sur 262 · HISTOIRE D'UNE CAISSE · texte numérisé non relu

HISTOIRE D'UNE CAISSE

Quand il revint, il me la redemanda :

— Laissez-la chez moi, lui dis-je, c'est plus régulier.

On va voir combien j'avais raison.

Au printemps qui suivit mon départ, le régiment quitta Versailles, et on découvrit qu'Eingler avait emprunté à ses collègues plus de 3,000 francs, pour combler le déficit de sa caisse avant de la faire porter chez moi. Il passa en conseil de guerre, et fut condamné à trois ans de prison. Les membres du conseil d'administration furent déclarés pécuniairement responsables du déficit, qui était antérieur à mon entrée au régiment. Mais, comme je me reprochais la faiblesse que j'avais eue de ne pas couper court à des habitudes irrégulières, j'intervins auprès du ministre, et j'eus le bonheur d'obtenir une assez forte réduction sur les sommes qu'avaient à payer mes anciens camarades.

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