‹ Mes souvenirsChapitre 186 sur 262 · QUELQUES ALLEMANDS · texte numérisé non relu

QUELQUES ALLEMANDS

veté, Prussien. Un homme de la plus haute valeur professionnelle. Il était un peu taciturne, mais ne dédaignait pas cependant d'aborder les sujets de politique transcendante. C'est à lui que j'ai entendu dire, au Mexique, ces paroles prophétiques : « Nous adoptons franchement les théories de l'empereur Napoléon sur les nationalités. Et, en nous réclamant d'elles, nous revendiquons l'Alsace comme terre allemande. »

C'est un original, pensions-nous. Cet original fut, par la suite, attaché militaire à l'ambassade de Prusse à Paris, où il se lia avec le comte Vimercati. En 1870, devant Metz, il était colonel, chef d'état-major d'un des corps d'armée qui nous investissaient. A sa rentrée en Prusse, il était en grande faveur auprès du prince Frédéric-Charles. Il fut quelque temps général gouverneur de Strasbourg. Il a pris sa retraite et s'est retiré à la campagne, près de Berlin, où il vit encore, je crois.

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