INVESTISSEMENT
général Comonfort. Le fait était déplorable, car il était bien inutile de renforcer cette armée, et cette cavalerie, impuissante pour la défense des assiégés, aurait diminué leurs ressources en vivres. Après ce léger à-coup, l'investissement était hermétique, le siège pouvait commencer.
« l'arrogante puebla.
Devant la place. — A Cholula. — Dans un chemin creux. — Un succès. — Le Pénitencier. — Les cadres. — Conseil de guerre.
— Fausse manœuvre. — Combat d'Atlixco. — Chez le curé. — Approvisionnements. — Attaque d'un couvent. — Temps d'arrêt.
— Combat d'avant-garde. — La fin du caïd Osman. — Combat de San-Lorenzo. — Aux avant-postes. — Retour au Camp. — Une belle lettre. — Nos prisonniers. — Entrée à Puebla. — Soixantecinq héros. — Au violon 1
Ce ne fut pas sans une certaine surprise que les hommes du métier apprirent que le général en chef avait décidé l'attaque de Puebla par l'ouest, par le fort San-Xavier, alors que les généraux mexicains opinaient pour le sud, c'est-à-dire pour le fort de Carmen, alors que de Paris on indiquait aussi ce fort de Carmen comme le chemin le plus court pour arriver au succès définitif. Je ne suis pas un ingénieur, et le général Forey ne me racontait pas ses secrètes pensées ; mais je m'expliquai ainsi cette décision.
Le fort de San-Xavier, appuyé à l'église du même nom et à un bâtiment de construction récente et solide, qu'on appelait le Pénitencier, s'avançait en saillie vers le Cerro San-juan, où se trouvait établi le quartier général. C'était comme un morceau de la place, détaché d'elle, quoique tenant à elle. Ce fort se prêtait à un