CEUX QUI SE SONT DISTINGUÉS
paré, et le lieutenant d'artillerie Caremel. Je ne saurais trop me louer des services intelligents et de la bravoure de M. le capitaine Renson, mon aide de camp, que je vous recommande d'une manière toute spéciale. Enfin je vous citerai d'une manière toute particulière le commandant Cassaigne, mon premier aide de camp; le commandant Joinville , chef d'état-major de la colonne; les commandants de zouaves Malafosse et Morand qui a été blessé, et dont le frère a eu le même sort, et le commandant Liébert. Le capitaine Manouvrier de Fresne est le premier officier entré dans la place.
« M. le général Yusuf se loue d'une manière particulière de M. le capitaine d'état-major Faure, son aide de camp; du colonel de Linières du 6o* de ligne, du commandant Rose, des capitaines Gérard et Beaudoin, des lieutenants Ritter, Entz.
« Je fais occuper régulièrement la ville : la lutte se continue encore dans les jardins; l'infanterie y massacre les derniers défenseurs ; la cavalerie sabre tout ce qui tente de s'échapper de l'enceinte des palmiers; pas un de ces fanatiques n'échappera. Je ne sais pas encore le sort du chérif ; il faudra le chercher sans doute parmi les cadavres. Les femmes, les enfants ont été respectés, et les soldats auxquels j'avais recommandé la générosité ont montré autant d'humanité que de bravoure. Je ne puis encore vous parler de nos pertes; les précautions prises et l'impétuosité de l'attaque me font espérer qu'il ne se mêlera pas trop de regrets à la joie de la victoire.
a Aux éloges que j'ai donnés à l'infanterie, je dois ajouter surtout celui des armes spéciales : l'artillerie a dignement fêté la Sainte-Barbe, et les sapeurs du capitaine Schœnnagel, qui étaient en tête de l'attaque du général Yusuf, ont été les dignes émules du capitaine Brunon. Le train a rendu de vrais services.
« La cavalerie du colonel Rame du 2e de chasseurs
d'Afrique et celle du lieutenant-colonel Lichtlin du Ier de chasseurs d'Afrique poursuivent les fuyards au moment où je vous écris, et j'aurai sans doute à vous signaler les services de cette arme. On m'apprend à l'instant que le capitaine du Barail a tué le cadi de Laghouat.
« Je vous prie d'excuser la rédaction de cette lettre, écrite au milieu des derniers coups de fusil et sous l'empressement bien naturel de vous apprendre cet important résultat.
« Agréez, etc.
« Le gênerai de division commandant en chef la colonne du Sud,