‹ Mes souvenirsChapitre 24 sur 262 · A. PÉLISSIER · texte numérisé non relu

A. PÉLISSIER

Un second rapport, en date du 6, ne faisait que confirmer le premier, en entrant un peu plus dans des détails qui, vus à distance, n'ont plus aucune importance. Le seul point intéressant dans ce second rapport, c'est le passage dans lequel le général Pélissier donne à penser que le chérif a pu échapper par la fuite au sort qui l'attendait.

« Malheureusement , dans la nuit du 4 au 5 , un groupe d'une vingtaine de chevaux s'approche d'un peloton du 2e de chasseurs d'Afrique, en criant qu'il était porteur d'une dépêche pressée et qu'il faisait partie de nos goums. L'officier commandant, M. Amilca, fut dupe de cette ruse de guerre. Au moment où il reconnaissait son erreur , les Arabes piquèrent des deux et disparurent dans les ombres de la nuit. On les poursuivit vainement.

« Il m'est impossible de vous dire encore si le chérif d'Ouargla faisait partie de ces fuyards, ou si, comme on le croit généralement, il est au nombre des cadavres. J'ai dû donner l'ordre au colonel Clerc, que j'ai établi

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