TOUGGOURT ET ALGER
Les bachi-bouzoucks. — Guet-apens. — A travers les défilés. — Nuit agitée. — Le général Gastu. — Prise de Touggourt. — Le colonel Desvaux. — Chaude affaire. — N'abîmez pas mes chameaux. — Lieutenant-colonel. — A l'état-major. — Retour vers le passé. — Le capitaine Doineau. — Au bal. — A franc étrier. — Partie de plaisir. — Major récalcitrant. — Le comte de Kératry. — L'ordonnance de 1829. — Un hiver à Alger. — Un deuil.
Ce fut au milieu d'une tranquillité profonde et générale que nous apprîmes, en Algérie, la déclaration de guerre entre la France, l'Angleterre, d'un côté, et la Russie, de l'autre. La patrie avait besoin de son armée d'Afrique. Elle demandait à ses régiments, bronzés par le soleil et la guerre, leurs meilleurs éléments, et bientôt, zouaves infatigables, tirailleurs indigènes agiles, chasseurs d'Afrique rapides devaient s'embarquer pour aller défendre, au milieu des dangers, des fatigues et des souffrances, cet étendard du Prophète qu'ils avaient combattu pendant de si longues années.
Il s'en fallut de peu que je figurasse parmi les premiers Français transportés à Gallipoli. Le maréchal de Saint-Arnaud avait destiné au général Yusuf le commandement des troupes irrégulières turques, qu'on désignait sous le nom de bachi-bouzoucks, et il lavait