‹ Mes souvenirs (volume 2)Chapitre 227 sur 302 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

Paris, siège de l'Assemblée nationale. — M. d'Ormesson de Noyseau, bibliothécaire du Roi. — Mes écrits royalistes. — Piété filiale de la duchesse de Luynes. — Confiance que lui témoigne la Reine. — La vicomtesse de Laval. — Le marquis de Montmorency, député aux États. — L'évêque d'Autun. — Le vicomte de Noailles. — La maison et la société Laval à Éclimont. — Sacre des nouveaux évêques. — L'évêque d'Orléans et l'archevêque de Sens. — Fédération du 14 juillet 1790. — Audience de Talleyrand. — Ses propos. — Il me prédit la Convention nationale. — M. et Mme Quincerot. — La famille Le Blond. — La vicomtesse de Sainte-Hermine. — Le comte de Cress. — Projet de mariage pour ma fille. — M. Bertin à Chatou. — Il s'établit à Aix-la-Chapelle. — Conseils de cet ancien ministre. — Mme de Talaru. — Fête à Chambourey. — Mme Hornmann. — Départ du Roi. — Fin de mes relations avec Monsieur et Madame. — Le dernier des braves Timoléons. — Retour de Varennes. — Le garde du sceau Duport-Dutertre. — Mme d'Aguesseau et le petit médecin Bayle. — Le Roi accepte la Constitution. — Le Te Deum de Notre-Dame. — L'Assemblée constituante se sépare.

La ville de Paris étant devenue le siège de l'Assemblée nationale (1) et le centre de toutes les affaires, je fus obligé d'y faire, pour les miennes, quelques voyages et même quelques séjours.

Le maréchal de Laval était retourné s'y établir. Au mois de novembre 1790, il nous offrit un logement chez lui, car M. de Valcourt et son associé Dufourneau (2) ache-

(1) Le 6 octobre 1789, jour où Louis XVI quitta définitivement Versailles, l'Assemblée nationale avait décrété qu'étant inséparable de la personne du Roi, elle se transporterait à Paris le 15 octobre. Elle tint sa première séance dans cette ville à l'Archevêché, le 19 octobre.

(2) Jacob Moreau-Dufourneau, né à Saint-Florentin le 14 mars 1756,

Page 1