CHAPITRE XI
On me conseille de me présenter à l'Académie française. — Je <;rois devoir m'en abstenir . — Échec à l'Académie des belleslettres. — Séjour à Sainte- Geneyiève. — Musique , comédies et proverbe. — Mme de Turpin et l'abbé de Voisenon. — Le housard Turpin et la Chiméne. — Le fief de Fourmont. — Disparates plaisants. — Droit public de lu ville et cité de Périgueux. — Difficulté avec Vormes. — L'abbé Maffle. — L'abbé Maury. — Son panégyrique de saint Augustin. — Prédication du carême à la Cour en 178i. — L'abbé Faucbet. — M. de Mesnil-Durand etM.de Guibert. — Mécontentement du maréchal de Broglie. — Jalousie de Cour. — Le comte d'Estaing. — Sa réception à Brest. — Gibraltar. — Lettre d'un Français retiré à Rome. — Plan de défense. — Le portrait du Roi. — Les deux peintres. — M. de Maurepas me fait passer à la chancellerie. — Chansons de M. de Maurepas. — Retraite de M. Bertin. — Bihliothèqvs de législation, administration , histoire et droit public. — Accusation contre M. Necker. — L'administration provinciale du Bourbonnais. — Mémoire du directeur général. — Naissance du Dauphin. — Mort de ma mère. — Mort de la Curne de Sainte-Palaye. — Mort du comte de Maurepas. — Est-il utile en France que le monarque se choisisse un premier ministre?
Dès l'année 1761, plusieurs de mes amis m'avaient conseillé de me présenter à l'Académie française : les deux Sainte^Palaye , entre autres, m'avaient engagé à faire quelques visites dans ce but. Je pris des informations et sondai le terrain; je sus bien vite que les Cacouacs se liguaient contre moi, et, pour éviter un échec, je me retirai.
Après la mort du pauvre abbé de Voisenon (1), au mois
(1) L'abbé de Voisenon ne parle que de sa mort prochaine; il prétend seulement que de Belloy (poète tragique), qui se meurt de la voitrine, partira avant lui. {Journal de Moreau, 17 janvier 1775.)