À MLLE CORINNE L**X
Jeune fille, toi que mes yeux,
Mon cœur, sont charmés de connaitre, J'aime ton nom! Par lui mon ètre Est tout au souvenir pieux
—Que rien n'efface, rien n'altère— D'un ange que Dieu m'a repris !
O cette enfant, pour moi sans prix,
À dès longtemps quitté la terre…
Elle n’est plus... mais dans mon cœur Elle vit et vivra sans cesse ;
Elle eut pour moi tant de tendresse !
Son seul “egard fut mon bonheur.
Si j'entends une voix de femme Dont le son ressemble à Sa VOIX, Je suis obligé chaque fois D'étoutfer un eri dans mon àme, Si Je contemple son portrait,
Qui pare ma triste demeure,
Mon âme se brise et Je pleure.
Chaque coup d'œil devient un trait Acéré, qu'en mon cœur en larmes Jaime à tourner et retourner, Tant ce souvenir sait denner
À mon cœur de douces alarmes.
Jaime ton nom mélodieux !
Et ma pauvre âme, ensevelie Dans sa chère mélancolie,
L'a mis au nombre de ses dieux.
Oui, j'aime ton nom, Jeune fille ; C’est mon rêve de nuit, de jour, De chaque instant ; c'est mon amour … C’est lui que, le soir, en famille, On parsème dans l'entretien ; Par lui la peine compensée, AfHige moins notre pensée.
C’est que ton nom c'était le Sem.
en