‹ Mes vers [microforme]Chapitre 53 sur 155 · POÈME SEMI-SÉRIEUX, SEMI-BADIN · texte numérisé non relu

POÈME SEMI-SÉRIEUX, SEMI-BADIN

Je chante, amis lecteurs, un charmant petit être, Léger comme le vent; qui toujours semble maitre, D'’aller, venir partout, l'été, dans nos maisons ;

Qui s’en va puis revient, lorsque nous le chassons ; Qui prend place avec nous, avant nous, même, à table ; Qui goute de nos mets, dont le plus délectable

Pour lui, sans aucun doute, est celui du dessert ; Qui suit l’homine partout, l'accompagne au désert, Sur la mer en fureur, sur les champs de batailles, Au sein de la forêt, au bal, aux funérailles,

Partout : sylphe ou génie, au gai bourdonnement, Qui, sans que l’on y pense, est à l'appartement

Ce qu'est à la forêt la douce philomèle :

La Mouche enfin, lecteurs, ce doux être qui mêle

Au cric-cric de ma plume en ce moment son chant ; Que je sais fort taquin, mais qui n’est point méchant ; Cet être qui, du reste, a reçu de Dieu même

Ses attributs, son rôle, et qui donne au système Régissant l'univers toute l’impuision

Que lui permet d'offrir sa force d'action.

À bien l’étudier, ce sylphe qui m'amuse Semble un sujet très vif à livrer à ma muse Qui, malgré quelque peu de prose à coudoyer, Va le mettre en fago/s dans l’ätre du Foyer. #

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