‹ Message à l'Assemblée législative de la province de Manitoba en conformité d'un ordre en conseil [microforme]Chapitre 10 sur 32 · PAU CR · texte numérisé non relu

PAU CR

Puissance qne des régions minières des Etats-Unis. L'ex- Pro périence démontre que le maintien des lois et du bon des ordre parmi une population de mineurs, fait encourir aux dém autorités de plus fortes dépenses que celles qui peuvent pari être requises, pour les mêmes fins au sein d’une population ayal de cultivateurs. : ; mil ! 017.

Le soussigné désire de plus soumettre que les condi- ' de | tions auxquelles Manitoba est entré dans l’Union, sont | vu entièrement différentes de celles en vertu desquelles les vi autres provinces se sont confédérées. va | des Dans le cas de toutes les provinces, à l'exception de R et q Manitoba, il y a eu des négociations d’ouvertes, et les pan conditions de leur entrée dans l’Union ont été soumises à leurs législatures respectives, et acceptées par elles, et L par conséquent, on pourrait plus justement exiger d'elles Hoi qu’elles s’en tiennent aux conditions originaires aux- es quelles, de leur plein gré, elles ont consenti à devenir ae confédérées; mais il n’en a pas été ainsi; de temps en pos temps, on leur a fait des concessions par suite desquelles d'es leur position financière a été matériellement améliorée. dar D'un autre côté, Manitoba n'ayant point d'autonomie re- L dic connue, fut créée une province par acte du Parlement.du not Canada, qui lui imposa toutes les responsabilités inhé- 40 rentes aux gouvernements provinciaux tout en limitant les sa jurisdiction quant aux ressources locales, dont, cepen- dél dant, les autres provinces conservaient la jouissance; et ICE en même temps l’on exigeait que Manitoba fit la conces- en sion du droit de collecter des droits de douanes et d'ex- di cise, tout comme les autres provinces, pour le support du gouvernement central. Une législation, décrétée par la province, impose une proportion considérable du coût du qu maintien de certaines institutions publiques, aux muni- ces cipalités locales, dans les endroits assez peuplés pour ad] justifier l’organisation de telles municipalités ; organisa- | tion qui a été faite ici à une phase de l’histore de la province beaucoup plus précoce que dans aucune des da autres provinces On sent avec raison qu'il ne serait ni ta sage ni juste d'imposer de nouvelles charges aux munici- ee palités peu habitée, à celles déjà imposées par le statut ; di et ainsi la seule ressource que nous aurions serait de tu recourir à la taxe directe pour le maintien de nos institu- ik tions provinciales, ce que les libérales allocations faites : aux autres provinces par le Gouvernement Fédéral, leur 1 a permis d'éviter. Li Faudrait-il de nouvelles preuves du peuplement rapide de la province, il suffirait de référer aux états faisant =

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province de Manitoba; ces etats, fournis par le Ministre des Finances, seraient une démonstration conclusive; ils démontrent clairement que Manitoba tient un haut rang parmi les provinces qui contribuent au trésor fédéral, ayant donné durant la dernière année une somme de un million cinquante-huit mille et dix-sept piastres ($1,058,. 017.00), ou seize piastres par tête ; cette proportion excède de beaucoup la contribution per capila des autres provinces du Canada, laquelle est de treize piastres et quatre vingt-deux centins ; cela n'empêche point que notre province ne soit pas plus favorisée par la Puissance que celle des provinces qui ne donne au trésor général qu'une piastre et quatre-vingt-douze centins per cap., et ne soit mise au pair avec cette province.

Le soussigné voudrait aussi attirer l'attention de Votre Honneur sur la condition incertaine de la limite Est de la Province de Manitoba, et sur l'importance de faire règler définitivement cette question le plus prochainement que possible. Comme la chose a déjà été dite, il y a toute raison d'espérer une augmention considérable de la population dans cette partie du pays, et certaines questions de jurisdiction seraient de nature, dans l'état d'incertitude où nous sommes actuellement quant à la position des limites, à produire de sérieuses complications, et à compromettre les fins de la justice. Le soussigné est d'opinion que ces délais ne sont point nécessaires, et il insisterait pour que le gouvernement fédéral prit des mesures urgentes pour amener la solution immédiate de cette question, si pleine d'intérêt rour le peuple de cette province.

Le soussigné désirerait aussi appuyer sur l'importance qu'il y aurait d'agrandir la province de Manitoba jusqu’au cent deuxième méridien, à l'ouest, et jusqu'à la Baie d'Hudson, au nord.

Quant à l'observation faite par le Ministre des Finances, dans son exposé financier, l’année derniere, que l’augmentation des subsides à la province avait été faite en vue de mettre un terme à toute négociation de ce genre pour les dix années à suivre, le soussigné désire remarquer respectueusement que, le terme de dix ans n'ayant pas été mentionné, soit dans le cours des négociations verbales, soit dans les négociations écrites, ni lui ni son collègue, M. TaRivière, n’ont accepté l'augmentation qui leur fut alors concédée, avec l'entente que ce nouvel arrangement nous lierait pour les dix années à venir.

Au contraire, très-fréquemment, au cours de 12 conversation avec l'Honorable M. Pope, l’un &es membres du

comité nommé pour conférer avec les délégués de Manitoba, il a été suggéré qu'il serait imprudent pour Manitoba de solliciter un règlement immédiat et définitif de ses relations financières avec la l’uissance ; les circonstances changeaat si ranidement, il était considéré comme impossible d'estimer avec quesns dégré de certitude,

quels seraient exactement les besoins de la province. Sentant la force de cette suggestion, les délégués n'ont point sollicité ce règlement définitif et immédiat des relations financières entre la puissance et la province, et à leur retour, ils ont recommandé à Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, l'acceptation d'un octroi du subside, comme un arrangement temporaire en vue de tirer la province de ses embarras financiers. L'expérience de l'année dernière a démontré au delà de tous doutes que, eussent les délégués accepté cette augmentation pour une période de dix ans. la province aurait été obligée de recourir de nouveau au conseil privé pour obtenir un secours pécuniaire, afin de rencontrer les besoins du gouvernement. Il ne serait pas juste pour la province, ni honorable pour la puissance, que cet état de choses se continuât, et, comme les autorités fédérales sont responsables de ces limitations et de ces restrictions différentielles imposées à la province, le soussigné croit de son devoir de faire rapport de ces faits à Votre Honneur, afin que vous les soumettiez au conseil privé, lequel, en prenant opportunément en sa favorable considération la question, peut prévenir des conséquences dont la perspective est peu agréable à contempler.

Respectueusement soumis, J. NORQUAY,

Trésorier Provincial.

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