‹ Message [microforme]Chapitre 44 sur 49 · DU HERALD DE MONTREAL · texte numérisé non relu

DU HERALD DE MONTREAL

& Au rédacteur du Hontreal Herald.

“ Moxstetr.—On a tant parlé de moi depuis quelque temps, ainsi que de ma parti- 5 du chemin de fer du Paetlique, que je crois préférable de xposé fid le de la par: qiie j il prise dans cette afaire, que n aussi fausse par des gens qui sont né-

cipation dans les négociatiol placer devant le publie un « lans une posit

de me voir plus longt His placé un cessairement ignorants de faits Importants.

; 1 . 1" . 4 è ; £, L sous forme de narration historique, embrassant tous les faits

«Je donne mon récit i été uitié à l'affaire, Jusqu'au

qui sont venus à ma connaissance, depuis l'instant où j'a moment où le gouvernement a necordé la charte à ses possesseurs actuels.

6 Ein mars 1871, je vi it Ottawa conne faisant partie d'une députation de Chi caco, dont la mission était de s'oceuper de l'Horandisseme::6 des canaux, et pendant mon-

rouretté M. Alfred Waddington et AL William Kersteman, qui oumirent leurs

les plans et les études de M. Waddington, qui conation physique de la côte du Pacifique, je me décidai à dans le but de l'étudier sérieusement, L. Waddington et M. Kersteman se rendirent à Chicago ; Je résultat de notre entrevue fut que je me décidai, sur leurs représentations, à organiser avec mes amis une compagnie pour construire le chemin, à des conditions approchant celles que, d'après la rumeur publique, le gouvernement devait recommander au parlement. & Peu de temps après, nous visitümes New-York et Philadelphie, et environ six à Ja fin de juillet 1871), nous nous rendimes à Ottawa

semaines plus tard (e'est-à-dire à avec une ébauche de proposition pour entreprendre l'affaire, faite par des personnes de la

plus haute respectabilité.

“ Les seuls ministres que nous rencontrames furent Sir John À. Macdonald et Sir

Francis Hincks, et il devint bientôt évident pour moi et mes associés que M. Wuddington s'était trompé en pensant que la formation de la compagnie lui serait confiée.

“ Après une conversation qui ne fit que confirmer cette idée et qui montra que le gouvernement était désireux d'incorporer pour l’entreprendre une compagnie formée des Canadiens éminents, nous laissâmes nos adresses aux deux ininistres, avec l'entente que si l'occasion s'en présentait, ils se mettraient en communication avec nous.

« Quelques semaines plus tard, M. Chas. M. Smith, de Chicago, qui était mon collègue en cette affaire, reçut une lettre de Sir Z/ugh Allan, lui disant que Sir iFrancis Hincks l'avait prié de se mettre en rapport avec nous, Pour effectuer l'union des intérêts min de fer du Pacifique qui allait se

“ Après avoir examiné naissaiv parfaitement la conform exposer l'affaire à quelques amis,

& Quelques semaines après, À

cunadiens et aiméricuins dans la compagnie du che former.

“J'ai su miers jours d'août listes, lancés dans les entre

ensuite que Six Francis Hincks s'était rendu à New-York, dans les pre- 1871, et qu'à des entrevues qu'il avait eues avec deux £ rands capitaprises de chemins de fer, dont les noms lui reviencront facilement à la mémoire, il leur avait conseillé, ainsi que leurs associés, de cesser d'entretenir les négociations par l'entremise de M. Smith et moi, et de les ouvrir directement avec Sir ÆHugh Allan, qui, étant l'un des hommes les plus infivents du Canada, était regurdé vant être mis à la tête de l’entreprise.

& Comme les deux messieurs auxquels il sadressait ne voulaient ni ne pouvaient changer les arrangements qui existaient, Sir Francis Hincks à sans doute donné à son retour à Sir Hugh Allan les adresses que nous Jui avions laissées en juillet, car la lettre de ce dernier suivit ces évenements.

« Jlle eut pour résultat une entrevue à Montréal, dans le commencement de septembre 1871, à laquelle nous réglimes les questions préliminaires entre Six Æugh Allan, Chas. M. Smith et moi. Sir Hugh Allan devait recevoir pour lui-même une part considérable d'actions et un certain montant pour le distriluer entre les personnes dont le le, et les versements à faire sur ces actions devaient être

par le gouvernement comme

concours pouvait être désirab avancés et supportés par les autres intéressés.

&“ Ta veille du jour où je rencontrai Allan, j'eus une longue entrevue avec Sir John A. Macdonald an Saint-Lawrence Hall, dans laquelle il me dit que le gouvernement donnait son approbation à lentrevue projetée et me demanda d'aller le voir à Ottawa, lorsque tout serait terminé, afin de bien lui faire connaitre le résultat.

& Me rendant à son désir, je suis allé à Ottawa, où je lui expliquai que Sir Ziugh Allan svait fait des arrangements verbaux qui revêliruient bie tôt une forme plus régulière, et que nous avions pris des mestires Dour recevoir tous les autres Canadiens qu'il serait nécessaire de nous adjoindre.

& Sir John me parut satisfait de ce que je lui aunonçai et me promit de communide fixer une date rapprochée pour entrer en arrangement avec le

quer avec Allan, afin our être présenté promptement au

gouvernement, de manière que tout fût en forme I

parlement.

“ Jin effet, peu de temps après, Sir #fugh avertit M. Smith et moi de venir, et tous les ‘rois nous cûmes une entrev' is avec le cabinot, le 5 octobre 1871, pour arranger, supposions-

nous, les pri cipaux points du projet.

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« [1 y avait là Sir Jolin À. Macdonald, Six Francis Hincks, Six George Etienne Cartier, et MM. Z'lley, Tupper, Mitchell, Morris, Aikins et Chapais.

&« De prime abord, il devint évident qu'ils n'étaient pas d'accord entre eux, en conséquence, comme me l'apprit Sir Francis Hincks, de la julousie du G rand-Trone, représenté par un personnage de l'importance de Six George E. Cutier, Le règlement des affaires dut être noyé jusqu'au retour de Six Æugh Allan d'Angleterre ; il partait le G octobre pour être etour le ler décembre.

« Nous retournâmes à New-York, M. Smith et moi, afin d'informer nos amis de l’état es affaires, Ce fut «lors que pour la première {uis nous cûmes connaissance de la visite du inistre des finances à New-York, dont j'ai parlé plus haut, et que NOUS reçûmes aussi le légramme de Sir Æugh Allun figurant en tête de la correspondance publiée.

« Lorsque Sir Lugli Allan fut de retour d'Angicterre, il envoya un télégramme à A. Smith, de Chicago, l'informant que Six Francis Hincks avait déclaré que le gouvernement, dans le but d'éviter le blâme, serait obligé d'annoncer pour demander des soumissions, de sorte que la conclusion de l’arrangement 8e trouverait retardée de quelques semaines ; mais il suggérait en même temps de convoquer une assemblée, d'abord à Montréal, et ensuite à New-York, pour dresser le contrat qui devait suivre nos arrangements verbaux.

& Jin conséquence, M. Smith et moi nous partimes de Chicago le 15 décembre 1871, et après nous être rendus à Montréal, où tous les arrangements préliminaires furent conclus avec M. Allun, nous allâmes avec lui à New-York, où le contrat fut signé par tous les intéressés, sous la date du 23 décembre 1871.

& Pendant l'hiver, nous avons diseuté par des entrevues et par lettres un grand nombre de sujets, et les délais du gouvernement s'expliquaient par les exigences de la situation politique.

“ Quoique dans le commencement Sir Æugh eût annoncé qu'il n'y avait pas bosoin d'argent pour arriver à nos fins, il prétendit bientôt avoir découvert qu'il serait nécessaire d'en avoir pour assurer la conclusion des arrangements.

& IL avait annoncé un jour à M. Smith et à moi que la somme de $8,500, dont il parle dans une lettre, avait été prêtée x Sir John A Macdonald et à Gir francis Hincks, en sommes de &4,000 et $4,500 chacune, sachant parfaitement qu'elles ne seraient jamais remboursées.” Il expliqua aussi que le ministre des finances prenait un grand intérêt dans l'affaire, et qu'il l'avait sondé pour savoir ce que ce ministre attendait personnellement quand l'affaire en éorait arrivée à une conclusion certaine. Il ajoute que Sir Francis Ilincks avait répondu qu'à son âge une somme Te e serait préférable à un percentage sur les profits ultérieurs, etqu'il pensait qu'il devait avoir &50.000, et en outre la place de secrétaire de la compagnie pour son fils, avec un salaire d'au moins 82,000. Ma réponse a été que puisque nous avions commencé l'affaire, nous serions obligés de satisfaire ces exigences si nous voulions procéder, mais que nous ne pouvions débourser des sonni.es aussi considérables sur des incertitudes.

& Comme la session approchait, cependant, Sir Hugh fit une demande d'argent, et le 28 mars 1872 un contrat supplémentaire fut conclu, par lequel un comité de cinq fut nommé, avec Sir Augh comme président, et chargé de pourvoir aux fonds. Ce contrat contenait aussi un changement dans les conditions, “fin de rencontrer les vues du gouvernement telles que représentées par Sir Hugh, et donnait pouvoir au comité d'accepter $30,000,000 en argent et 50,000,000 d'acres de terres, montant exact que le gouvernement recommandait, et exactement le montant qu'il (Sir Augh) avait dit que le gonvernement recommanderait si nous acceptions.

& Les Américains fournirent 850,000 le Ter avril 1872, et cette somime fut placée au crédit de Sir Jugh. A tira 5 H0,0UU comme suit : 415,000 par chèque daté du 2 mat 1872 et payé le 4 mai 1872; et 825,000 par un chèque du 5 mai 1872 et payé le 6 juin 1872. La seule explication qu'il me donna pour justifier la dépense de cette somme, fut le paiement de 84,000 au journal 24 Minerve, et 83,000 à trois autres journaux français dont je ne me rappelle plus les noms; $6,000 au procureur oénéral Ouinet, pour services rendus à Ottawa, et un prêt indéfini de $10,000 à Sir Francis Hincks.

« J'ai assisté à la session de 1872, ct j'ai aidé à la passation de la charte du chemin de fer Canadien du Pacifique; et à la fin de ertte session j'ai payé les frais de cette charte et d

celle de la Compagnie d’Amé nous aviors suggérée à Sir ugh et à M. Abbott, com Jation au sujet du chemin d autorisé à promettre à M. Langevin 425.000 pour aider aux tion qu'il donnât une assistince amie

rence, que nous ocCt cause de la position prise par M du Grond-Trone envers Sir Æugh lui-même, John À. Macdonald qui se rendait à Q vu que Sir Hugh s'était Fait beau

compagnie Iuteroctanique de 1

lioration du Canada (Canada Improveme"t Company), charte que , uù auxiliaire nécessaire de la légisfr. En outie de ces priements déjà mentionnés, M. Abbott lat l ix élections dans Québee, à condii le, et M. Abbott nous apporta qu'il l'avait fait.

6 Maluré les assurunecs r

“upions, Sir Zlugh et moi avions de graves inquiétudes sur le résultat, à

Macpherson et ses amis, ct à cuuse de l'animosité des £ens

diturées que nous à ions regues, et la position, forte en 4ppa-

ad

Après la session, je rencontrui à Montréal “ir uébee pour rencontrer lord Dufferin, et il me sugséra, coup d’ennemis, d'aller trouver M. Macpherson et d'essayer

] ies, et il pronit d'écrire à M. Haucpherson dans ce but.

d'opérer une fusion des deux composites,

Sir Zluah et M. :'ébott me dissuadèrert d'y aller, puree que cela donnerait un prétexte « la ÿ , + F | | + . ,. . =.

üre un épouvantail des Américains, qu ils avaient essayé de

calmer, et ils promireut de prendre sur eux la resp nsabilité de mon manque de parole vis-à-vis

Sir John.

« Je me rendis ensuite à Cuicago pour et endre «

du 16 juillet 1872, de Sir Zgh, qui semblait découragé, pa dit que le gouvernement n'avait pas plus l'intention de fair qu'avec selle de M. Mucpherson ; mais qu'il (le gouvernement) « sous son contrôle. Mais Sir Auyh ajouiait que les élections approchaient, et qu'al rs se français (canadiens) montreraient leur force, et que Cartier se rendrait au désir du Bas-Cantd:, cu qu'il n'aurait qu'une bien faible chance d'être élu. & Le G août, il écrivit de nouveau disant qu'il avait obtenu ce aw’il désirait, ear le gouvernement avait été obligé de recourir à lui, et qu'il s'était arrangé de manière à avoir Ja majorité des intérêts dans la compagnie qui devait èüe formée pour la construction du chemin; mais que pour l'obtenir il avait dû avancor une somme considérable : quelque chose comme $200,000 déjà payées et plus de $100,009 À payer encore, et il désirait savoir ce que ses amis de New-York feraient,

“ Le 16 septembre il écrivit encore, disant qu'il avait appris l’absence de New-York

de plusieurs de nos amis, et que par conséauent il ne pouvait y avoir d'assembléo avant le aurait à signer le contrat dans une

15 novembre, ce qui était peu satisfaisant, vu qu il dizaine de jours et qu'il désirait partir immédiatement après pour l'Angleterre afin d'obtenir de l'argent.

‘Il disait que ses dépenses jusau’à cette date étaient de $343,000 en or, plus $13,°00 encore à payer, et demandait de prompts arrangements pour ren'ourser cela.

&« Je visitai Montréal peu de temps apres la réception de cette lettre pour lui emander d'autres détails pour guider nos unis, qui étaient quelque peu étonnés de l'énorimité de ces chiffres, et qui désiraient avoir des explicati été dépensé avant de le remettre à Sir Hugh.

& J'avrivai à Montréal vers le ler octobre, et à l’entre ntionné dans ses dernières lettres.

de reconniutre que Sir Hugh

ls nouvelles, et je reçus une lettre, datée ree que Sir G, Æ, Curtier Jui avait

ls affaires avec notre compagiie n formeruit une entièrement arnis

ns sur la manière dont l'argent avait

‘vue qui suivit, Sir Huyh véi-

téra eb expliqua ce qu'il avait m

‘6 ]] dit qu'il répugnait beaucoup à Sir George frtier pouvait contrôler l'influence canadienne-françnise à la condition que la question de Ja charte du Pacifique fût réglée d'une manière satisfaisante, mais qu'après un certain temps,

Sir George avait fini pur le croire, et avait consenti bien à contre-cœur à abandonner ses | ce Gant Quant Aux

préjugés et à donner le conti le à lilun, avec certaines r'estri ,

Américains, —- qui étaient plat dt apparentes que réelles et avec l'entente que Nir Hugh fournirait de l'argent pour aider aux élections des partisans du gouvernement

te À près uvoir fut Signer Un APrAnECment par Sir Georÿe, ainsi qu'il le dit dans sa lettre du 6 noût, il commença à dévouraser de l'arvvent, mais, me ditAl, en ayant l'ordre de

Cartier chaque is et el] prenant uni l'ECU pour Cer Aru , Quand il avait fuit cot arrangement, il n'avait aucune idée que le montant d'argent | f lavé entre $190,000 et 200,006, jt fut

{ serait nussi considérable; e5 quand il se fai élevé entre

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Cartier qu'il devait finir de payer des traites qui venaient si rapidement, à

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moins que tout le gouvernement ne sanctionn&t l: marché. TI dit ensuite que Sir George envoya à Ottawa et reçut un télégranma de Sir John A. Macdonald confirmant ce qu'il avait fuit. Après cela, Sir Æuyh Allan continua de payer jusqu'à ee qu'il eût avancé $358,000, en outre des #40,000 obtenues de New-York. Je promis de soumettre cet état à mes amis de New-York et de les laisser décider l'affaire.

&“ La première nouvelle qne j'en eus ensuite fut par une lettre datée du 24 octobre, dans laquelle il disait qu'il pensait qu'il lui faudrait cesser tout rapport avec les Américains. Je répliquai quelques jours après, protestant fortement contre une telle action ; et en réponse je reçus une courte lettre datés du 11 novembre, dans laquelle il disait ignorer complétement les intentions du gouvernement.

“ En décembre, je reçus une lettre pressante et un télégramme me demandant de le repcontrer à Toronto où à Montréal, mais sans mentionner daus quel but. dJ’allai à Montréal et eus une entrevue le 24 décembre, dans laquelle il m’annonça la rupture de toute négociation avec les Amér cains, répudiant tonte obligation qu'il pouvait leur avoir, et disant qu'il avait écrit à New-York qu'il ne pourrait continuer ses arrangements et qu'il devait les rompre entièrement.

“ Je protestai fortement contre une suhlable conduite et référai aux arrangements que nous avions conclus, ainsi qu'à la lonsue association qui existait entre nous, et la bonne foi dont notre parti avait toujours fit y reuve, disant que c'était pour lui une ques tion d'honneur d'être fidèle aux premiers arrangements, ou s'il ne le pouvait, qu'il devait se retirer de la compagnie.

“ Comine il refusait tout cela, j'annonçai mon intention de me rendre à Ottawa pour soumettre L'affaire à Sir John À. Macdonald. Le 31 décembre, j'eus une entrevue de deux heures avec Sir John, dans laquelle je lui exposai tous les faits et lui montrai les lettres se rattachant à la question, que j'avais reçues de Sir Ælugh Allan, ainsi que les contrats originaux et les lettres au président du chemin de fer de New-York, qui ont été publiées il y a peu de temps avec les autres correspondances. J’attirai l'attention de Sir John sur les allégnés de Sir Æugh Allan relatifs à ses arrangements avec le gouvernement, et lui racontai les faits principaux que j'ai exposés ici. Il soutint énergiquement que le gouvernement n'avait pas été suborné, et je lui fis remarquer que, si ce n'était pas le cus, notre associé canadien était un escroc, puisqu'il essayait de se faire rembourser une sonne de près de #400,000 qu'il n'avait jamais dépensée.

“ Je lui demandai alors, soit de permettre l'accomplissement du premier arrangement, soit de mettre Sir Zugh Allan en dehors de la compagnie du gouvernement, car nous ue désirions pas lui servir de marche-pied pour son avancement personnel,

“ Sir John me répondit que les arrangements qu'avait pris le gouvernement étaient ji avancés qu'il eraignait ne pouvoir faire droit ni à l’une ri à l'autre de mes demandes, et il dit que, d’après le mémoire de Sir Hugh Allan en réponse à la compagnie Interocéanique. et ses assertions depuis la session, il avait cru qu'il avait entièrement rompu avec Hons,

6 Je Jui montrai, au moyen des preuves les plus concluantes, —les lettres d'Allan,— que tel v'était pas le cas, et lui dis que si le gouvernement n'était pas à la merci d'Allan,

come 1} prétendait, ‘1 ferait mieux de courir tous les risques de son expulsion de la compagnie que de faire face au publie, qui connaitrait certainement tous les faits si An était admis dans la compagnie et si on lui permettuit de rompre ses obligations sacrées

avec ses associés—associés auxquels le gouvernement l'avait adressé et qui avaient agi avi lui sans arrière-pensée, dans la ferme croyance qu'il était le représentant avoué du gouvernement et quand ils avaient les meilleures raisons pour le evoire. Sir John demanda un délai de quelques |, ou plus, afin de pouvoir: se mettre en communication avec Sir Hugh et M. Abbott,

“ Le 23 janvier dernier, j'ai vu de nouveau Sir John; à cette entrevue deux atiis in'accompagnaient, Nous examinämnes de nouveau la question ; je lui exposai les même $ faits et y ajoutai les lettres qui paraissaient adressées à M. Smith, et après l’entrevue }e remis à Sir John. sur sa demande copie de tous ces documents, les chèques de Sir Hiyh Allan pour $40,000, et les reçus de il. 72:77 pour les f ais des bills privés pour l'incorpo-

| Î } fl

a ration de la Compagnie d'Amélioration du Canada et de la convagnie du chemin de fer du Pacifique du Canada, qui ont été soldés par moi. Cite lecture a dû lui paraitre étrange, en les comparant avec le mémoire du comité exéuir de la compagnie du Pacifique du Canada, signé par Sir Hugh Allan, 1. OC. bbott ct Louis Beaubien, qu'il avait alors en sa possession el qui à été dans lequel on trouve le remarquable passage suivant, sous la date du 12 octobre 1112 :

« Relativement à l'assertion “qu'on croit partout,” que la compagnie du Canada veut encore faire une combinaison avec des € tpitalistes américains, il suffit de dire que ceux qui parlent de cette façon disent sans doute la vérité, quant à un petib cercle avec lequel il; sont en communication : mais la compagnie du Canada nie péremptoirement qu'en dehors de ce petit cercle, même l'idée d'un pareil état de choses existe.

«6 La compagnie du Canadasait que duns le cours de l'été de 1871, Sir Augh Allun est entré en négociations avec des capitalistes américains, dans le but de former une compagnie truire et exploiter le chemin de fer du Pacifique du Cana la : et elle est infor- {llun,—et pour chasser tout doute elle n lait une investigation complète £ les détails de ces démarches, —qus €5s négociations n'ont pas eu Sir Hugh pour premier auteur, mais qu'elies ont été cour meces et poursuivies par des personnes influentes en Canada, con.me étant la seule combinaison qui s'offrît “lors pour construire et exploiter le chemin. Mais Ja compagnie est € nvaincue que ces négociations n’ont jamais eu le caractère que leur suppose la compagnie de l'Interocéanique, et elle sait que Sir Hugh Allan n'aurait jamais consenti à s'associer avec des capitalistes étrangers dans une entreprise ganadienne à laquelle il s'intéresse tant, sans avoir les plus parfaites sûretés et les meilleures garanties qu'il Ja contrôlerait conformément aux intérêts du Canada. D'ailleurs, la discussion de ces négociations est complètement étrangère à la proposition qu'il s'agit de considérer actuellement. Ces négociations ont fini quand Sir Hugh Allan s'est engagé avec d'autres à former la compagnie du Canada, et elles n'ont pus été reprises depuis.

«6 [a compagnie du Canade n'a jainais pris part à ces négociations, et n'a jamais pris en considération ni accepté aucune prop sition, aucune recommandation, et n’a jamais eu l'intention de demander de l'aide aux capitalistes américains, ou de s'allier avec eux pour faire le chemin où pour exécuter aueun autre projet. Las seules négociations dans lesquelles la compagnie est entrée, sont celles qui ont eu lieu avec des capitalistes anglais et dont il a déjà été parlé, et elle n’a jamais même communiqué au sujet du chemin avec qui que ce soit en dehors du Canada ou de la Grande-Bretagne.” ?

«Sir John nous pria de rencontrer MM. Abbott et Allan à Montréal, et d'en venir avec eux à une conclusion satisfaisante, Sir Æugh était allé à New-York, et il y avait vu nos anis et leur avait donné l'assurance la plus positive qu'il leur tiendrait parole. Quoique j'eusse alors de forts soupçons sur la sincérité de Six Auyh, soupçons qui ont été depuis confirmés, j'ai néanmoins, à la demande de mes amis, consenti à ne pas pousser l'affaire au-delà du règlement de mes réchumations personnelles pour déboursés et pertes, ainsi que de celles de mes amis dupés par la supercherie de Sir ugh.

& Cette relation comprend tous les faits importants de mes rapports avec Sir Zlugh Allan relativement au chemin de fer du Pacitique.

& Comme de raison, il y à eu Lien d'autres négociations d'une importance moindre qu'il est inutile de mentionner maintenant, mais que je pourrai relater si la névessité se présente de le faire. Mais ces faits sont tous de nature à corroborer ceux relités plus haut et ils sont de l'ordre des faits qui doivent inévitablement se rencontrer dans le cours ation auszi prolongée et aussi importante.

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